Les cônes indiens – une pratique millénaire à adopter !

Comme vous le savez peut-être si vous me connaissez ou lisez ce blog, j’ai une passion pour la remise en question. J’adore me demander pourquoi on nous fait consommer tel ou tel produit avant de décider de le consommer ou non. Cette démarche m’ait venue il y quelques années quand un clic s’est fait dans ma tête par rapport aux produits cosmétiques.
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Bref, le produit que j’ai éliminé de mon panier de courses depuis un moment suite à ce questionnement et dont je voudrais parler aujourd’hui c’est le coton-tige. Jusqu’à mes 20/21 ans j’en utilisais environ 2 par semaine. C’est pas énorme mais à la fin de l’année on en est quand même à 106 coton-tiges qui terminent dans la poubelle puis dans la nature. Saviez-vous d’ailleurs que les coton-tiges sont les déchets les plus retrouvés sur les plages de Méditerranée ? Et oui, il y a plus de coton-tiges sur les plages que de mégots ! Si on suppose que ma mère a commencé à me nettoyer les oreilles autour de mes 1 an et que j’ai continué cette pratique jusqu’à mes 21 ans, à raison d’une fois par semaine, j’aurai consommé la jolie somme de 2120 coton-tiges au cours de ma vie.
Les coton-tiges sont composés de plastique, matériaux totalement non biodégradable, et de coton. Pour ceux qui ne le savent pas, la production de coton est la plus polluante et la plus coûteuse en eau de toutes les monocultures. Bien souvent, les producteurs de coton font également appel au travail esclave et au travail infantile. Bref, un chouette produit dont on aimerait bien se passer.
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Pendant 3 ou 4 ans j’ai donc totalement éliminé l’usage du coton-tige et simplement utilisé mon doigt pour me nettoyer les oreilles. C’est une technique qui a très bien fonctionné pour moi pendant toutes ces années et qui est bien moins nocive à la fois pour la santé (tous les ORL le disent, que le coton-tige c’est de la merde) et pour la planète.
C’est en tombant malade ici au Brésil que j’ai découvert le cône indien (ou chinois). Alors que j’avais choppé une otite et que la pression dans mes oreilles me faisaient mal, une amie m’a parlé de cette technique qu’elle avait elle-même découverte en Inde. La technique du cône est utilisée à plus de 5000 ans en Inde et en Chine mais pas seulement ! Depuis que je travaille avec ce cône, j’ai appris que beaucoup de grand-mères latines utilisaient du papier journal roulé en forme de cône pour nettoyer les oreilles des enfants. En effet, cette technique a aussi pour objectif d’harmoniser l’énergie de l’individu et donc d’apporter plus de calme et de tranquillité.
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Deux avantages à cette pratique : elle n’a besoin d’être réalisée que tous les 2 mois et ne crée pas de déchet pour la planète. En revanche les matériaux qui composent le cône ne sont pas idéaux: il s’agit de fibre de coton et de cire d’abeille. S’il y a des végan parmi vous et que vous trouvez une alternative végan, faites-moi signe en commentaire, ça m’intéresse !
Le cône indien est donc un cône fait en tissu et en cire que l’on introduit dans l’oreille et auquel on met feu de l’autre côté. Le feu va créer un appel d’air ce qui va aspirer la cire à l’intérieur du cône. Le cône brûle en environ 20 minutes. Cette pratique ne provoque aucune douleur, est sans danger si elle est réalisée avec quelqu’un qui la maîtrise et soulage immédiatement. En plus des bénéfices physiques, les bénéfices énergétiques sont nombreux.
A quoi le cône peut-il vous aider: douleurs / pressions dans les oreilles, surdité, sinusite, otite, bronchite, allergies, maux de tête, insomnies, douleurs aux genoux (les genoux et les oreilles sont liées visiblement).
Le cône permettant un déblocage des énergies au niveau de l’oreille, celles-ci sont ensuite plus aptes à circuler ce qui peut relâcher des tensions aussi bien récentes que très anciennes.
Cela fait un an que j’ai découvert les cônes et plusieurs mois que je les applique moi-même sur d’autres personnes et je n’en ai jusqu’à présent eu que des très bons retours. Je vous encourage donc fortement à les tester!
Dites-moi en commentaire si vous tentez l’expérience et ce que vous en avez pensé !

Mes produits cosmétiques fait maison

Bien avant d’être vegan, j’avais déjà commencé à réfléchir à l’impact des cosmétiques sur ma santé et sur la planète (pollution de l’eau et production insensée d’emballages plastiques). Ajoutons au fait que tous les cosmétiques sont testés sur des animaux (sauf ceux qui indiquent le contraire), les raisons sont plus que suffisantes pour rechercher des alternatives à ces produits du quotidien.
Je vous propose ici trois recettes simples pour remplacer les produits les plus couramment utilisés :
  • Le dentifrice.
Je vous propose deux options : la poudre ou la pâte. Les deux contiennent les mêmes ingrédients sauf que la pâte contient de l’eau qui permettra de faire le mélange.
La poudre est utilisée traditionnellement en Inde depuis des millénaires. Son adoption permet de réduire son impact environnemental, de faire des économies tout en s’assurant de la durabilité, de l’efficacité et de la praticité de son nouveau soin.
Rappelons ici que l’hygiène buccale dépend majoritairement du brossage et que les produits utilisés ne viennent que le renforcer : ils ne sont pas l’élément principal du nettoyage.
Voici les principaux ingrédients que vous pouvez utiliser, en choisissant les proportions :
  • Curcuma en poudre
  • Gingembre en poudre
  • Argile blanche ou verte
A cela vous pouvez ajouter de la menthe, de la cannelle et du clou de girofle en poudre. Ne vous inquiétez pas pour les proportions, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Suivant ce que vous préférez, choisissez de mettre plus de curcuma ou de gingembre. Comme tous les ingrédients sont secs, si vous les stockés dans un endroit humide le produit n’aura pas de date de validité.
Pour l’utiliser, saupoudrez simplement un peu de poudre sur votre brosse à dent.
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Pour faire la pâte, il suffit de rajouter un peu d’eau et de mélanger. Je trouve cela plus agréable à utiliser mais par conséquent la pâte aura une durée de validité d’environ 10 jours. Prévoyez donc de ne mettre qu’une petite quantité (une cuillère à café) pour ne pas gâcher.
Minute écolo : optez pour une brosse à dent en bambou au lieu d’une brosse en plastique. Vous pourrez simplement la jeter dans votre compost ou dans la poubelle des déchets organiques lorsqu’il sera temps d’en changer. Chaque geste compte, si ! Surtout que celui-là est vraiment très simple à réaliser.
  • Le déodorant
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Je vous propose aussi ma recette préférée et approuvée par ceux qui l’ont testé ainsi que deux alternatives encore plus simples.
Une grosse cuillère à soupe d’huile de coco fondue au bain marie ;
Une demi cuillère à soupe de bicarbonate de soude ;
Une demi cuillère à soupe de fécule de pomme de terre ou d’amidon de maïs.
Mélangez avec une fourchette jusqu’à obtention d’un mélange homogène.
Ajoutez 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa et 5 gouttes d’huile essentielle de bergamote et mettez au réfrigérateur 10 minutes.
Pour l’utiliser il suffit de passer votre doigt ou une spatule dans la pâte et de l’appliquer sur les aisselles. La pâte fond instantanément au contact de la chaleur du corps.
L’application de ce déodorant est idéale quand il ne fait ni trop chaux (car il fond) ni trop froid (car il devient assez dur), mais cela ne change rien à son efficacité qui reste redoutable été comme hiver.
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Pour les plus simplistes, vous pouvez utiliser ces ingrédients directement sur vos aisselles :
  • Le citron : coupez un citron en deux et passez-le sous vos aisselles. Attention: à ne pas faire si cette zone de votre corps risque d’être exposée au soleil car cela pourrait créer des tâches sur votre peau.
  • Le bicarbonate de soude car il absorbe l’humidité. C’est d’ailleurs un excellent substitue du talc.
  • Masque spécial pellicules et chutes de cheveux
Cette petite recette très simple est spécialement appropriée pour ceux qui ont des pellicules ou qui perdent leurs cheveux, mais peut-être utilisée par tous ceux qui souhaitent réaliser un gommage nourrissant de leur cuir chevelu.
Ingrédients :
  • 2 cuillères à soupe de marc de café
  • Le jus d’un demi citron
  • Une cuillère à soupe d’aloe vera (optionnel)
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Mélangez le tout jusqu’à obtenir un mélange non homogène (je rigole, mais il est peu probable que ces trois ingrédients ensemble rendent quoi que ce soit d’homogène).
Après vous être mouillé les cheveux, répartissez le sur votre crâne et massez pendant quelques minutes. Shampouinez vous ensuite normalement et rincez.
Minute écolo : vous avez déjà entendu parler des shampoing solides ? Ça se présente comme un savon solide mais c’est un shampoing.
  • Gommage pour le corps
Le saviez-vous ? Les petites billes contenues dans les gommages qu’on achète dans le commerce sont faites de plastique. Plastique qui va directement polluer les eaux des rivières et des océans. La solution : utiliser des produits de votre cuisine pour vous faire un gommage du corps et du visage comme :
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  • le marc de café
  • le gros sel
  • le sucre
Et oui c’est aussi simple (et pas cher) que ça! Il vous suffit d’un ingrédient qui fait des petites billes qui élimineront les peaux mortes quand vous les frotterez sur votre corps !
Minute écolo : le vrai problème avec l’eau ce n’est pas la quantité qu’on en utilise mais le fait qu’on la pollue à chaque fois qu’on est en contact avec elle. A niveau individuel, éliminer les produits chimiques (d’entretien ou cosmétiques) qui la pollue est une BO dont on a besoin !
Pourquoi ne pas également penser au papier toilette que nous avons l’habitude de jeter dans l’eau en Europe ? Ou pensez-vous qu’il finit ? Pourquoi ne pas prévoir une poubelle à cet effet, comme c’est le cas au Brésil, et éviter ainsi l’assèchement des rivières au PQ ?
Dites-moi si vous essayez les recettes et ce que vous en pensez !

Les produits laitiers, nos amis pour la vie ?

Les produits laitiers (lait, fromage, beurre, yaourts, glaces), malgré leur délicieux goût, font parti de la liste des aliments à la fois nocifs pour la santé, l’environnement et les animaux. Exclus du mode de vie végane et de l’alimentation végétalienne, on entend de plus en plus dire de mal des produits laitiers, et à raison.

Le nombre de personnes allergiques diagnostiquées avec une allergie au lait est en constante augmentation, ce qui peut s’expliquer par la consommation de plus en plus importante de ces aliments au cours des 70 dernières années. En effet, c’est après la Seconde Guerre Mondiale, que le gouvernement français est allé s’inspirer des Etats-Unis (!!!) et a commencé à distribuer du lait dans les écoles pour lutter contre la sous-nutrition massive après la guerre. Quand on voit ce qu’on mange les américains, ça devrait nous mettre la puce à l’oreille en entendant que cette idée vient d’eux !

Alors finalement, : à quoi sert le lait ? Le lait sert à faire grandir rapidement un bébé en lui donnant tout ce dont IL a besoin à ce moment de sa vie. On voit déjà plusieurs problèmes : pourquoi un individu adulte consommerait-il du lait s’il s’agit d’un aliment prévu pour la phase de croissance ? Et peut-on penser qu’un autre mammifère que l’être humain, en l’occurrence les vaches ou les chèvres, sont capables de produire un lait qui répondent à NOS besoins ?

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Consommer du lait à l’âge à l’adulte est problématique. L’être humain est le seul mammifère à le faire : tous les autres passent par le sevrage, arrêt du lait maternel et passage à une alimentation solide. Au cours de ce processus, la production de l’enzyme (molécule permettant la digestion des aliments) de digestion du lait diminue, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus produite par l’organisme. En prolongeant notre consommation de lait à l’âge adulte, notre corps continue de produire cette enzyme, mais en quantités réduites. Par conséquent, nous digérons beaucoup moins bien les produits laitiers à l’âge adulte qu’en tant que bébés. Moins bonne digestion qui implique d’une part qu’on tire peu de bénéfices nutritionnelles des produits laitiers et d’autre part qu’ils peuvent causer des troubles digestifs importants comme des maux de ventre, des allergies, des diarrhées …

Le lait répond t-il à nos besoins nutritionnels ? Evidemment, la réponse est non. Le lait de vache répond aux besoins nutritionnels du veau, qui a besoin de grossir de 200 kg en 2 ans. Il est donc extrêmement gras, ce qui n’est pas du tout adapté pour nous favorisant ainsi la prise de poids, les maladies cardiovasculaires, le cholestérol, le diabète … Le lait adapté aux bébés humains est le lait de leur mère et aucun lait animal n’est adapté nutritionnellement aux besoins d’un mammifère adulte.

Par ailleurs, le lait contient ce qui est présent dans le sang de la vache : hormones de croissance, vaccins, antibiotiques, etc … Sans parler du fait que les conditions déplorables dans lesquelles elles vivent sont propices au développement de nombreuses maladies (d’où les antibiotiques), qui elles aussi se retrouvent dans le lait. La mastite est une maladie infectieuse des pis très courante chez les vaches laitières et qui implique la présence de pus et de sang dans le lait. Chaque pays a sa législation à ce sujet, permettant la présence d’une certaine quantité de pus par litre de lait. Alors oui, le lait est ensuite pasteurisé, mais est-ce que vous avez vraiment envie de boire du pus bouilli ? Et pensez-vous que cela peut-être bon pour votre corps ?

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En parlant de pasteurisation, ce processus a pour but de tuer les bactéries qui pourraient nous rendre malades, mais la cuisson à haute température (environ 70°) a aussi pour conséquence de tuer un bon nombre de nutriments et vitamines présent dans cet aliment, le rendant encore moins intéressant nutritionnellement qu’il ne l’est déjà.

Carence en calcium ? 

Il suffit de regarder le top 5 des pays les plus consommateurs de produits laitiers au monde et celui des pays qui souffrent le plus d’ostéoporose : ce sont les mêmes (et la France est dans le classement). Boire du lait n’aide pas à réduire les problèmes osseux, au contraire. Certaines recherches indépendantes (non financées par les lobbys du lait) montrent qu’au delà d’une part de produits laitiers par jour nos chances de développer des problèmes osseux augmentent. Une part de produit laitier ça serait un bon de fromage, un yaourt, un verre de lait ou une glace. Sans oublier les produits laitiers contenus dans beaucoup de produits industriels et qui viennent s’ajouter.

Conséquences communes de la consommation de produits laitiers sur la santé 

les problèmes respiratoires (production de mucus dans les poumons) sont très souvent liés à la consommation de produits laitiers et peuvent être amenés à disparaître ou être réduit en la stoppant. Il est fortement conseillé d’arrêter toute consommation en cas de rhume, grippe, sinusite, bronchite, etc. La consommation de ces produits augmente également fortement la présence d’acné, autre très bonne raison d’essayer de vous en passer si vous êtes concerné.

Produits laitiers et souffrance animale 

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Pour les végétariens préoccupés par la souffrance animale, sachez que 40% de l’industrie de la viande est alimentée par l’industrie du lait. En effet, les veaux mâles n’ayant pas d’utilité dans l’industrie laitière, ils sont envoyés à l’abattoir ou élevé pour être tué plus tard. Mais celles qui souffrent le plus, ce sont les vaches laitières, qui vivent une vie de torture et de souffrance : grossesses précoces et à répétition, perte de leur bébé, tirage du lait 2 à 3 fois par jour par des machines, insémination artificielle forcée, condition de vie insalubres (enfermement, maladies, alimentation) … Ainsi, le végétarisme est un premier pas mais pas une fin en soit dans la lutte contre la souffrance et l’exploitation animale.

Convaincu ? Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

De manière générale, une personne qui arrête de consommer un groupe alimentaire aura tendance à y chercher des substituts qui s’en rapproche dans la forme, le goût et l’usage. Donc il peut-être intéressant d’avoir recours aux substituts de produits laitiers c’est à dire les laits, fromages et yaourts végétaux. En France et probablement dans beaucoup d’autres pays d’Europe, ils sont facilement trouvables en supermarché et en magasin bio. Il en existe une immense variété ce qui permet de tester beaucoup de nouveaux goûts jusqu’à trouver ce qui vous plait.

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Ex: lait de soja, de coco, de riz, d’amande, de noisettes (mon préféré !), yaourts de soja à la vanille, à la fraise, au chocolat, fromages de noix ou de graines (il existe même des fromages végans fermentés!) et pour ce qui est des glaces il suffit d’opter pour les sorbets !

Sachez aussi qu’il est extrêmement simple de faire des laits végétaux chez vous ! Il suffit généralement de mixer la céréale, l’oléagineux, la graine ou la noix dont vous voulez extraire le lait avec de l’eau. N’hésitez pas à rechercher des recettes sur internet, cela rendra votre lait plus économique et plus sain puisque vous saurez ce que vous y mettez !

Si les substituts ne vous tentent pas, sachez que ce n’est pas une obligation. Introduisez simplement quelques aliments riches en calcium comme les amandes, les brocolis … pour fortifier correctement vos os et ce sera réglé !

Voici ici une liste des aliments les plus riches en calcium :

Aliment 100mg Calcium (mg)
Algue marine 1100
Graine de sésame 417
Brocolis cru 400
Avoine 392
Amande 254
Persil 195
Brocolis cuit 130
Lait de vache 123
Yaourt 120
Navet 72
Carotte 56

 Voilà, j’espère que cet article vous fera réfléchir sur le sujet ! Partagez en commentaire vos alternatives préférée aux produits laitiers et l’impact que leur arrêt a eu sur votre santé !

Donner pour mieux recevoir – consommer local partie 2

 ENCOURAGER UNE ÉCONOMIE LOCALE ET CRÉER DES EMPLOIS QUI ONT DU SENS

Pourquoi ?

Le réseau de la grande distribution a pour critère prépondérant le prix. Un producteur qui vend sa production aux centrales d’achat est donc souvent contraint de privilégier la quantité au détriment de la qualité et de brader le fruit de son travail. En France, 25 % des paysans ont un revenu inférieur au RMI, 40 % disposent de moins du Smic pour vivre. Alors que simultanément, les marges de la grande distribution ne cessent d’augmenter.
A contrario, un producteur qui a une relation directe avec ses consommateurs a la possibilité de valoriser un travail de qualité et de le vendre à un prix juste qui n’est pas soumis à la grande chaîne des intermédiaires.

Comment ?

En favorisant les circuits courts de production et de distribution (fermes, petits producteurs locaux, sur les marchés notamment). Aujourd’hui la France a développé un réseau impressionnant entre les producteurs et les consommateurs. Ce n’est pas le cas partout dans le monde donc profitons-en ! Vous verrez, on prend vraiment goût à consommer des produits extra frais et à sentir qu’on utilise l’argent, fruit de notre propre travail, pour soutenir la vie d’une famille d’agriculteurs qui travaille dur toute l’année pour nous nourrir. C’est un geste gratifiant.

En utilisant les monnaies locales qui soutiennent l’économie locale car elles ne sont utilisables que sur un territoire donné, dans des commerces de proximité ou auprès de producteurs locaux. Elles aident à créer et maintenir des emplois qui ont du sens et favorisent les contacts entre les personnes d’un quartier ou d’une ville avec la création de communautés d’utilisateurs. Plus d’info sur les monnaies locales. Pour adhérer à une monnaie locale, il vous faut adhérer à l’association porteuse du projet.

RÉDUIRE LES TRANSPORTS ET MINIMISER L’IMPACT ÉCOLOGIQUE DE CHOIX ALIMENTAIRES

Pourquoi ?

Aux États-Unis, un aliment parcourt entre 2500 et 4000 kilomètres, soit 25 % de plus qu’en 1980. Au Royaume-Uni, en vingt ans, la longueur moyenne du voyage des produits alimentaires a augmenté de 50%. Bref, c’est après 1500 kilomètres qu’un aliment arrive (enfin) dans notre assiette.
Le transport de marchandises, par voie maritime, routière ou aérienne, provoque un grand nombre de nuisances environnementales (pollution, bruit, constructions d’infrastructures…) alors que de nombreux produits alimentaires de nécessité sont fabriqués en France, voire même tout près de chez soi.

Comment ?

En regardant la provenance de nos produits lorsqu’on fait ces courses et en se demandant s’il est bien nécessaire d’acheter des kiwis australiens quand on en produit dans le Sud de la France. On peut, même en supermarché, privilégier les produits qui viennent de chez nous.

En préférant les aliments frais à ceux en conserve ou surgelés dont le conditionnement spécifique est consommateur d’énergie car il implique un passage en usine (consommation en eau, en combustible fossiles, sans parler de la pollution engendrée par ces infrastructures durant leur construction et leurs années de vie).

En achetant des fruits et des légumes de saison. Un fruit hors saison importé consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement lorsque c’est la saison. Manger des fruits et légumes hors saison encourage les cultures sous serre, gourmandes en eau et en chauffage.

Et si vous souhaitez vraiment, vraiment, vraiment manger des bananes, des mangues ou des ananas, du café ou du cacao, faites-le au moins lorsque c’est la saison (probablement en hiver chez nous). Vous pouvez également faire en sorte de privilégier le commerce équitable qui garantit une rétribution plus juste des ressources, est plus attentif à la préservation de l’environnement et interdit le travail d’enfant ou l’esclavagisme (encore une réalité dans beaucoup de pays sous-développés, notamment avec des marques comme Nestlé – campagne de boycott de cette marque, avec tout un tas d’explications).

En mangeant moins de viande de bœuf et de veau. Produire un kilo de bœuf engendre 50 à 100 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que de produire un kilo de blé. Par ailleurs, la production de céréales à destination des animaux est extrêmement gourmande en eau (15 000L d’eau sont nécessaires pour produire 1kg de bœuf), polluantes et cause majeure (si ce n’est unique) de la déforestation de la forêt Amazonienne, le poumon de la terre. De plus, la digestion des ruminants produit du méthane, 23 fois plus « réchauffant » que le CO2.

PARTICIPER À UNE RÉPARTITION ÉQUITABLE DES RICHESSES

Pourquoi ?

La production massive et subventionnée de l’agriculture occidentale (Europe et États-Unis principalement) permet des prix de revient tellement bas que le transport d’un produit ne représente plus que 1 % de son coût global. On peut par conséquent trouver des fruits et légumes européens à Dakar trois fois moins chers que les produits locaux. Ce mode de production et de consommation participe ainsi à la détresse et à la pauvreté des paysans du Sud.

La logique économique presque exclusivement axée sur les notions de croissance et de rentabilité conduit un nombre de plus en plus grand de pays du Sud (Afrique, Maghreb, Amérique du Sud…) à produire en masse pour l’exportation. La région d’Agadir au Maroc mobilise ainsi la quasi totalité des réserves en eau pour ses grandes exploitations de cultures intensives. Les paysans locaux sont ainsi en partie privés d’eau pour leurs cultures et la population privée des denrées destinées à l’exportation. Elle ne bénéficie pas non plus la plupart du temps des devises ainsi générées. Dans d’autres pays, cette course au profit de masse se traduit par des expropriations illégales de paysans chassés de leurs terres et allant grossir le rang des déshérités des villes, ou bien par des déforestations pour planter du soja et du maïs OGM destinés au bétail « occidental » (au Brésil et en Argentine). Plus d’un milliard de personnes dans le monde sont sous-alimentées et 70 % d’entre elles sont des paysans (source : FAO).

Comment ?

Une fois encore en privilégiant l’achat de denrées produites localement, dans l’intention de laisser aux populations des pays en « voie de développement » la possibilité de jouir des ressources de leur territoire et de la liberté de produire d’abord pour elles-mêmes, de vivre et de se nourrir de cette production.

En achetant des fruits et des légumes chez de petits producteurs, ou en bio dans les magasins Biocoop, Naturalia ou Nouveaux Robinson par exemple (productions de petites exploitations) plutôt que dans les grandes surfaces.

En acceptant de payer un prix juste pour les produits que l’on consomme.

En optant pour le commerce équitable.

FAVORISER LA QUALITÉ ALIMENTAIRE ET VIVRE EN BONNE SANTÉ

Pourquoi ?

Produire en masse suppose l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques en agriculture conventionnelle, d’hormones et d’antibiotiques en élevage conventionnel.
Transformer pour obtenir des produits bon marché nécessite l’apport de matières pauvres en qualités nutritionnelles et parfois toxiques (huiles hydrogénées, émulsifiants, antioxydants…). Voir recette de la tarte à la cerise industrielle de Lydia et Claude Bourguignon.
Transporter des fruits et légumes sur de longues distances impose des cueillettes avant maturité – et donc une pauvreté nutritionnelle-, ainsi que des traitements après récolte, chimiques ou par irradiation, comme c’est le cas pour les bananes, deuxième fruit le plus consommé des Français.

Nous qui voyageons aux quatre coins du monde, on sait bien, par expérience, qu’un fruit de la passion ou une mangue dégustée au Brésil n’a rien à voir avec ces mêmes fruits mangés à Noël en France. Qui trouve encore qu’une banane a du goût ? Pourtant, le brain washing nous a mit dans la tête qu’on doit préférer l’ananas, la mangue, le fruit de la passion et la banane à nos pommes, poires, clémentines, raisons, fraises, framboises, pêches, melons …

Sans parler de l’impact sur la santé de la consommation de tous ces produits.

Comment ?

En évitant les produits industriels, congelés, en conserve, transformés, et les produits issus de l’agriculture non biologique. En somme, en se remettant à cuisiner et à se responsabiliser pour sa propre santé et son propre bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel.

En mangeant des fruits et des légumes de saison, produits localement et sans faire usage de pesticides, herbicides, hormones et antibiotiques.


PLANTER – RETOUR A LA TERRE

Que vous habitez en appartement, en maison avec jardin ou à la campagne, il n’y a pas de mauvais moment pour se lancer. Des magasins comme Nature et découvertes vous donneront les bases pour commencer en appartement. Vous pouvez aussi louer un bout de terre, participer d’un jardin collectif, demander à votre mairie de vous prêter un terrain (si vous êtes plusieurs) … Les livres et ressources sur la permaculture, qui permet de produire de grandes quantités de nourriture sur de petits espaces, sans utiliser de produits chimiques, sont nombreux, de même que les ressources sur Internet.

Une autre option, le potager collectif 2.0, c’est les Incroyables Comestibles, qui nous encouragent à reprendre collectivement le contrôle de nos rues et à les rendre de plus en plus comestibles, en semant des graine un peu partout. Vous les avez déjà vu vous, dans vos rues ?


Mais nous sommes aussi de plus en plus à remettre en cause le système capitaliste qui nous incite à vivre en ville, loin de la Terre et des éléments, à dédier notre vie à une entreprise, que ce soit la notre ou celle d’un autre, qui nous limite, nous classe, nous étiquette. Qui veut qu’on soit tous pareil. Les exemples fleurissent aujourd’hui de toute part, de toutes ces personnes qui ont finalement dit non et qui ont réussi à se redonner le temps de vivre.

Donner pour mieux recevoir – alimenter l’économie locale

Manger local et de saison, c’est reprendre contact avec celles et ceux qui nous nourrissent, retrouver la fraîcheur des aliments et les saveurs du terroir. C’est aussi encourager la production alimentaire près de chez soi et, par la même occasion, l’autonomie alimentaire et un partage plus juste des ressources nourricières avec le reste du monde.

Pour vous parler de ce sujet, j’ai choisi de vous partager un article du mouvement Colibris, fondé par Pierre Rabhi, aujourd’hui connu et reconnu, notamment dans le monde militant pour le respect de la terre, des animaux et des êtres humains. J’y ai apporté quelques modifications (l’article date un peu) donc je vous mets le lien en bas, et j’y est ajouté ma touche personnelle avec des initiatives qui n’existaient peut-être pas à l’époque comme Terre de Liens ou les monnaies locales. Cet article me met en joie ! ❤

PRÉSERVER LES TERRES NOURRICIÈRES ET L’ACTIVITÉ DES PAYSANS PRÈS DE CHEZ SOI

Pourquoi ?

Aujourd’hui, 30 % des terres arables de la planète ont été stérilisés depuis les années 70 ; 30 % sont dévolus à la culture céréalière destinée à l’élevage et une grande partie pourrait être reconvertie pour produire des agrocarburants. Le « capital naturel » permettant aux humains de se nourrir se réduit donc comme peau de chagrin – une exploitation agricole disparaît toutes les vingt minutes en France -, tandis que la population mondiale ne cesse de croître et que les contraintes énergétiques se complexifient : les énergies fossiles permettant à des denrées de parcourir des milliers de kilomètres se raréfient de façon drastique. Une grave crise alimentaire, dont nous voyons déjà les prémisses, pourrait ainsi éclater dans les années à venir.

Or, l’autonomie alimentaire des régions françaises varie de 10 à 25 %, chacune d’elle ne produisant le plus souvent que quelques types de denrées destinés à l’exportation et important le reste, principalement des autres régions françaises et de l’Europe.
Il est donc important de protéger les terres nourricières en favorisant le maintien ou la création de petites exploitations de proximité destinées à nourrir les populations là où elles vivent ; et de revenir autant que possible à une transformation locale des aliments, limitant ainsi les transports sur de grandes distances.

Comment ?

En partant du principe que l’argent est notre meilleur bulletin de vote, on se doute que la meilleure manière de soutenir les producteurs locaux c’est en achetant leurs produits.

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ACHETER LOCAL : les AMAP et les Ruches

Les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Créée en 2001, les AMAP créent un lien privilégié entre les paysans et les consommateurs qui vont chaque semaine pouvoir recevoir un panier rempli de produits du terroir et de saison, produits localement. « Les AMAP participent à la lutte contre les pollutions et les risques de l’agriculture industrielle et favorise une gestion responsable et partagée des biens communs. »

Le prix du panier est fixé de manière équitable, proche de celui d’un panière composé en supermarché, mais il est payé à l’avance pour favoriser le maintien de cette agriculture de proximité et permettre à l’agriculteur de gérer la pression financière. Cette collaboration a permit l’installation de milliers de petites exploitations respectueuses de l’environnement chaque année.

En 2018, la France compte déjà plus de 2000 AMAP ! celles-ci sont même présentes dans les écoles et universités, où les étudiants peuvent y avoir accès parfois à des prix réduits.

Si vous ne trouvez pas d’AMAP près de chez vous, voilà comment en créer une (Créer une AMAP).

La ruche qui dit oui ! permet également d’avoir accès à un panier de produits frais et locaux, de soutenir les petits producteurs en valorisant leur travail. Le principe est similaire : la commande se fait en ligne mais cette fois c’est vous qui choisissez les producteurs et les produits que vous souhaitez recevoir. Pas d’engagement sur l’année mais on paye encore une fois son panier à l’avance, ce qui permet au producteur de ne pas avoir de pertes. Certains producteurs ont le label Bio, d’autres non. Et chaque semaine, vous récupérez votre panier déjà prêt et payé, près de chez vous !

Petite réflexion 0 déchet : les paniers que j’ai eu la chance d’acheter en AMAP ou en ruche contiennent beaucoup moins d’emballage que des paniers équivalents de grande surface 😉


INVESTIR DANS UN PROJET QUI SOUTIENT L’ACTIVITÉ PAYSANNE

Terre de liens est un projet né en 2003 qui conjugue plusieurs mouvements : finance éthique, économie solidaire, développement rural, agriculture biologique et biodynamique, et éducation populaire. Grâce à la Foncière, entreprise d’investissement solidaire ouverte aux citoyens, on peut placer son épargne dans un projet à haute valeur sociale et écologique. Le capital accumulé sert à acheter des fermes pour y implanter des activités agri-rurales diversifiées. La Foncière loue ces fermes à des paysans engagés dans une agriculture de proximité, biologique et à taille humaine.

Voilà donc un moyen simple d’utiliser positivement son épargne, plutôt que de laisser nos banques décider pour nous !

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SAUVEGARDER LA BIODIVERSITÉ AGRICOLE ET LA SPÉCIFICITÉ DES TERROIRS

Pourquoi ?

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), 75 % des variétés agricoles cultivées dans le monde ont disparu depuis 1900, et avec elles un patrimoine génétique d’une extrême richesse, notamment d’adaptation aux spécificités locales des sols. Ainsi, une seule variété de fraise occupe 80 % des surfaces mondiales consacrées à ce fruit, alors qu’on compte 1200 variétés de fraises sur la planète !

En France, l’agriculteur est limité à la culture de variétés de semences inscrites aux catalogues français et européens, pour la plupart des hybrides non stables (ce qui interdit de replanter les graines et nécessite de les racheter chaque année). En cultivant ces variétés hybrides ou bien des organismes génétiquement modifiés, l’agriculture uniformise la production et condamne la richesse de la biodiversité végétale.

De même, en limitant l’élevage à quelques races animales performantes, l’élevage industriel fait aussi disparaître notre patrimoine animal.

Pourtant, cette biodiversité est la richesse de la variété opposée à la monotonie de la standardisation. Elle est toute la puissance créative de la Nature qui s’adapte aux sols et aux climats en inventant des espèces par milliers, végétales et animales. Un travail de millions d’années de sélections et de mutations qui a permis de pérenniser la Vie. Et cette inventivité, combinée au génie créatif de l’homme, qui a sélectionné et croisé semences et races, a longtemps produit des résultats agronomiques élevés.
Cela vaut donc la peine d’encourager la polyculture. Au contraire de la monoculture, elle garantit la rotation des terres et donc leur fertilité pérenne ; elle favorise les particularités locales et redonne toute leur place aux terroirs et aux goûts.

Comment ?

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En Biocoop, Naturalia ou Nouveaux Robinson, vous trouvez de plus en plus de variétés de légumes oubliés. Favorisez-les, découvrez de nouvelles saveurs et encouragez les producteurs à préserver les graines et les espèces qui certes ne correspondent pas aux canons de beauté de supermarché mais sont beaucoup plus goûtu et riches nutritionnellement qu’une pomme lady ! Voyez-vous-même : Ils sont pas beaux nos légumes oubliés ?

Tentez l’expérience de faire vos courses hors de votre supermarché habituelle : retournez nouer le contact avec un fromager, un boucher, un épicier, un boulanger, un pâtissier ou primeur ! Valorisez leur travail et découvrez de nouvelles saveurs ! On cherche à manger des choses qui viennent de loin, des produits exotiques, mais bien souvent on ne connait pas vraiment toute la richesse de notre propre pays. A quoi bon alors ?

Fin de la partie 1.

Pierre Rabhi, la sobriété heureuse (notre Pépé Mujica à nous, en sommes).

Mouvement Colibris : L’article dont je me suis largement inspirée