Les produits laitiers, nos amis pour la vie ?

Les produits laitiers (lait, fromage, beurre, yaourts, glaces), malgré leur délicieux goût, font parti de la liste des aliments à la fois nocifs pour la santé, l’environnement et les animaux. Exclus du mode de vie végane et de l’alimentation végétalienne, on entend de plus en plus dire de mal des produits laitiers, et à raison.

Le nombre de personnes allergiques diagnostiquées avec une allergie au lait est en constante augmentation, ce qui peut s’expliquer par la consommation de plus en plus importante de ces aliments au cours des 70 dernières années. En effet, c’est après la Seconde Guerre Mondiale, que le gouvernement français est allé s’inspirer des Etats-Unis (!!!) et a commencé à distribuer du lait dans les écoles pour lutter contre la sous-nutrition massive après la guerre. Quand on voit ce qu’on mange les américains, ça devrait nous mettre la puce à l’oreille en entendant que cette idée vient d’eux !

Alors finalement, : à quoi sert le lait ? Le lait sert à faire grandir rapidement un bébé en lui donnant tout ce dont IL a besoin à ce moment de sa vie. On voit déjà plusieurs problèmes : pourquoi un individu adulte consommerait-il du lait s’il s’agit d’un aliment prévu pour la phase de croissance ? Et peut-on penser qu’un autre mammifère que l’être humain, en l’occurrence les vaches ou les chèvres, sont capables de produire un lait qui répondent à NOS besoins ?

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Consommer du lait à l’âge à l’adulte est problématique. L’être humain est le seul mammifère à le faire : tous les autres passent par le sevrage, arrêt du lait maternel et passage à une alimentation solide. Au cours de ce processus, la production de l’enzyme (molécule permettant la digestion des aliments) de digestion du lait diminue, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus produite par l’organisme. En prolongeant notre consommation de lait à l’âge adulte, notre corps continue de produire cette enzyme, mais en quantités réduites. Par conséquent, nous digérons beaucoup moins bien les produits laitiers à l’âge adulte qu’en tant que bébés. Moins bonne digestion qui implique d’une part qu’on tire peu de bénéfices nutritionnelles des produits laitiers et d’autre part qu’ils peuvent causer des troubles digestifs importants comme des maux de ventre, des allergies, des diarrhées …

Le lait répond t-il à nos besoins nutritionnels ? Evidemment, la réponse est non. Le lait de vache répond aux besoins nutritionnels du veau, qui a besoin de grossir de 200 kg en 2 ans. Il est donc extrêmement gras, ce qui n’est pas du tout adapté pour nous favorisant ainsi la prise de poids, les maladies cardiovasculaires, le cholestérol, le diabète … Le lait adapté aux bébés humains est le lait de leur mère et aucun lait animal n’est adapté nutritionnellement aux besoins d’un mammifère adulte.

Par ailleurs, le lait contient ce qui est présent dans le sang de la vache : hormones de croissance, vaccins, antibiotiques, etc … Sans parler du fait que les conditions déplorables dans lesquelles elles vivent sont propices au développement de nombreuses maladies (d’où les antibiotiques), qui elles aussi se retrouvent dans le lait. La mastite est une maladie infectieuse des pis très courante chez les vaches laitières et qui implique la présence de pus et de sang dans le lait. Chaque pays a sa législation à ce sujet, permettant la présence d’une certaine quantité de pus par litre de lait. Alors oui, le lait est ensuite pasteurisé, mais est-ce que vous avez vraiment envie de boire du pus bouilli ? Et pensez-vous que cela peut-être bon pour votre corps ?

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En parlant de pasteurisation, ce processus a pour but de tuer les bactéries qui pourraient nous rendre malades, mais la cuisson à haute température (environ 70°) a aussi pour conséquence de tuer un bon nombre de nutriments et vitamines présent dans cet aliment, le rendant encore moins intéressant nutritionnellement qu’il ne l’est déjà.

Carence en calcium ? 

Il suffit de regarder le top 5 des pays les plus consommateurs de produits laitiers au monde et celui des pays qui souffrent le plus d’ostéoporose : ce sont les mêmes (et la France est dans le classement). Boire du lait n’aide pas à réduire les problèmes osseux, au contraire. Certaines recherches indépendantes (non financées par les lobbys du lait) montrent qu’au delà d’une part de produits laitiers par jour nos chances de développer des problèmes osseux augmentent. Une part de produit laitier ça serait un bon de fromage, un yaourt, un verre de lait ou une glace. Sans oublier les produits laitiers contenus dans beaucoup de produits industriels et qui viennent s’ajouter.

Conséquences communes de la consommation de produits laitiers sur la santé 

les problèmes respiratoires (production de mucus dans les poumons) sont très souvent liés à la consommation de produits laitiers et peuvent être amenés à disparaître ou être réduit en la stoppant. Il est fortement conseillé d’arrêter toute consommation en cas de rhume, grippe, sinusite, bronchite, etc. La consommation de ces produits augmente également fortement la présence d’acné, autre très bonne raison d’essayer de vous en passer si vous êtes concerné.

Produits laitiers et souffrance animale 

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Pour les végétariens préoccupés par la souffrance animale, sachez que 40% de l’industrie de la viande est alimentée par l’industrie du lait. En effet, les veaux mâles n’ayant pas d’utilité dans l’industrie laitière, ils sont envoyés à l’abattoir ou élevé pour être tué plus tard. Mais celles qui souffrent le plus, ce sont les vaches laitières, qui vivent une vie de torture et de souffrance : grossesses précoces et à répétition, perte de leur bébé, tirage du lait 2 à 3 fois par jour par des machines, insémination artificielle forcée, condition de vie insalubres (enfermement, maladies, alimentation) … Ainsi, le végétarisme est un premier pas mais pas une fin en soit dans la lutte contre la souffrance et l’exploitation animale.

Convaincu ? Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

De manière générale, une personne qui arrête de consommer un groupe alimentaire aura tendance à y chercher des substituts qui s’en rapproche dans la forme, le goût et l’usage. Donc il peut-être intéressant d’avoir recours aux substituts de produits laitiers c’est à dire les laits, fromages et yaourts végétaux. En France et probablement dans beaucoup d’autres pays d’Europe, ils sont facilement trouvables en supermarché et en magasin bio. Il en existe une immense variété ce qui permet de tester beaucoup de nouveaux goûts jusqu’à trouver ce qui vous plait.

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Ex: lait de soja, de coco, de riz, d’amande, de noisettes (mon préféré !), yaourts de soja à la vanille, à la fraise, au chocolat, fromages de noix ou de graines (il existe même des fromages végans fermentés!) et pour ce qui est des glaces il suffit d’opter pour les sorbets !

Sachez aussi qu’il est extrêmement simple de faire des laits végétaux chez vous ! Il suffit généralement de mixer la céréale, l’oléagineux, la graine ou la noix dont vous voulez extraire le lait avec de l’eau. N’hésitez pas à rechercher des recettes sur internet, cela rendra votre lait plus économique et plus sain puisque vous saurez ce que vous y mettez !

Si les substituts ne vous tentent pas, sachez que ce n’est pas une obligation. Introduisez simplement quelques aliments riches en calcium comme les amandes, les brocolis … pour fortifier correctement vos os et ce sera réglé !

Voici ici une liste des aliments les plus riches en calcium :

Aliment 100mg Calcium (mg)
Algue marine 1100
Graine de sésame 417
Brocolis cru 400
Avoine 392
Amande 254
Persil 195
Brocolis cuit 130
Lait de vache 123
Yaourt 120
Navet 72
Carotte 56

 Voilà, j’espère que cet article vous fera réfléchir sur le sujet ! Partagez en commentaire vos alternatives préférée aux produits laitiers et l’impact que leur arrêt a eu sur votre santé !

Changer de l’intérieur

Au cours des quatre années j’ai remis en question à peu près tout ce que j’avais appris jusqu’ici. Ma vie aussi bien au niveau matériel que spirituel est totalement différente de ce qu’elle était avant ma première sortie de France.

Remettre en question le schéma du bonheur classique et adapter ma vie en fonction de mes nouvelles convictions a été un processus long qui m’a beaucoup enseigné sur moi-même et sur le monde.

Se demander quelles sont nos valeurs.

Comme l’explique délicatement et subtilement cette vidéo, mes valeurs c’est mon identité. Sauf qu’on nous le dit pas toujours et qu’on ne nous incite pas très souvent à réfléchir à ce qui nous importe le plus. Travail, famille, justice, courage, liberté, égalité, ambition, pouvoir ?

En m’intéressant à mes valeurs et en les classant selon une hiérarchie qui m’est propre, j’ai pu constater que mes actions n’étaient pas toujours en accord avec ce qui m’importait le plus, théoriquement.

Par exemple, l’une de mes plus fortes valeurs est la justice. Comment alors participer à l’assassinat de milliards d’êtres vivants innocents simplement parce que je ne connais pas d’alternative ou parce que cela me donne du plaisir ? Cela m’est devenu de plus en plus difficile une fois que j’ai eu mis le doigt dessus.

Voilà pourquoi pour moi, se demander quelles sont nos valeurs et ce qu’on peut faire au quotidien pour les respecter est un puissant levier de changement.

Choisir nos sources d’informations et de divertissement

Les valeurs promues par la société, les médias et la politique ne sont pas nécessairement celles auxquelles chacun d’entre nous s’identifie. Vous vous êtes déjà demandé quelles sont les valeurs que les séries américaines promeuvent par exemple ? Glamourisation de la cigarette, de l’alcool et de la drogue, approbation de comportements machistes comme de tromper sa femme, glamourisation des potins, de la jalousie, de l’envie … Pourquoi encourager ce genre de contenu générateur de souffrances  ?

Il est clair que les médias sont utilisés pour nous manipuler et nous induire à nous comporter comme un troupeau de mouton et à ne rien remettre en question. Les journaux télévisés utilisent surtout la peur pour nous inciter à conserver des comportements individualistes, racistes, etc.

Pour ce qui est de l’information, le plus grand piège dans lequel on tombe est de ne pas vérifier QUI paye pour qu’une étude soit publiée. Celles qui font la promotion des bienfaits des produits laitiers ou de la viande sont généralement financées par ces mêmes industries, sauf qu’on ne le sait pas toujours, ou qu’on ne fait pas le rapprochement avec le biais présent dans les résultats. Internet regorge aujourd’hui de sources d’informations bien plus fiables que la télévision et pour lesquelles il est facile de vérifier les sources de financement.

L’une des premières vidéos qui m’avait fait prendre conscience de cela :

Ce qui m’a fait sauter le pas

En me rendant compte que la vie qu’on avait prévu pour moi (université, boulot, mariage, enfants, chien, maison) ne me faisait absolument pas envie, je suis d’abord entrée dans une phase de déprime, avant de recevoir suffisamment d’informations pour me rendre compte qu’il existait d’autres manières de vivre sa vie. La peur de l’inconnue était alors forte, mais beaucoup moins forte que le rejet total du schéma qui se présentait à moi.

Rencontrer et côtoyer des personnes qui ont réussi à sortir du système et à vivre autrement que selon le schéma classique m’a beaucoup inspirée et motivée à me créer mon propre chemin hors des sentiers battus.

L’argent ne vous rendra pas heureux, et plus d’argent non plus

S’il y a bien une chose dont on peut être sûr c’est que les possessions matérielles, les voyages à l’étranger et les sorties ciné ou shopping ne sont pas ce que notre âme est venue chercher dans cette incarnation sur Terre. Pourquoi est-ce que je parle soudain d’âme, plutôt que de dire simplement : l’argent ne rend pas heureux ? Parce que je pense que nos corps physique et mental peuvent éventuellement se satisfaire d’une vie de plaisirs physiques (manger, boire, dormir, avoir des relations sexuelles) mais que c’est bien parce qu’on n’est pas que ça, qu’il arrive un moment où cela ne nous satisfait plus. C’est bien parce qu’il y a en nous une partie spirituelle, une âme et un esprit, que l’on n’arrivera jamais à être heureux dans le système capitaliste qui nous pousse à vouloir toujours plus. Désir, plaisir … souffrance est le cycle infini qu’on vit tous jusqu’au jour où on commence à s’éveiller spirituellement.

Éveil spirituel ?

Six mois en Inde et un an et demi au Brésil m’ont fait comprendre que nous ne sommes pas qu’un corps physique destiné à mourir et disparaître après une petite centaine d’années. Dans ma conception actuelle, seul notre corps physique meurt alors que notre âme ne fait que changer d’enveloppe corporelle. Selon les karmas accumulés ou payés au cours de cette vie, on se réincarne en minéral, plante, animal ou être humain.

D’après mes informations, notre incarnation sur Terre en tant qu’être humain est une opportunité d’une grande rareté qui nous est donnée pour opérer un saut spirituel. Seul l’être humain a la capacité d’évoluer spirituellement, ce qui prouve bien que nous ne sommes pas ici uniquement pour satisfaire nos désirs et courir après le plaisir. Nous avons un objectif bien plus profond et spirituel : nous reconnecter avec notre essence, nous reconnecter à la Pleine Conscience, à l’Amour Inconditionnel que nous sommes de nature.

Que ce soit le bouddhisme, l’hindouisme ou le spiritisme, tous concordent à dire que tant que nous n’aurons pas réussi à nous reconnecter avec l’Univers, avec la Source, nous devrons revenir sur Terre, planète inférieure de souffrances, de mort, de vieillesse, de maladies. Ce cycle de naissance et mort est appelé samsara.

En quête de connexion

L’écriture de cet article me mène à la conclusion suivante : le fait que je choisisse de plus en plus de vivre dans des endroits reculés et entourés de nature facilite ce travail de reconnexion. Bien plus que les immeubles et le béton, la nature m’aide à mieux me comprendre et à sentir de plus en plus que je ne fais qu’un avec l’Univers. Mon environnement devient une thérapie, une méditation, un rappel constant de ma nature infinie et paradoxalement de mon infinie petitesse.

 

La campagne : ennui ou paradis ?

Voilà, maintenant il n’y a plus de secret, vous savez où je vis. Campagne, nature, palmiers et bananiers, je vous ai planté le décor. Mais vous ne savez toujours pas ce que je fais ici, et c’est probablement ce qui vous intéresse le plus, je me trompe ?
Que ce soit avec des français ou des brésiliens, la question de l’ennui est souvent revenue quand je mentionne le fait que je vis à la campagne. Pourtant j’ai réalisé que je ne me suis jamais autant ennuyée que quand je vivais en ville : à l’école, en stage, en école de commerce, dans les transports et même souvent chez moi devant l’ordinateur … Je m’ennuyais en permanence. Impossible de compter le nombre de fois où j’ai regardé l’heure en espérant que le temps passe plus vite à l’école, à l’université ou en stage. Alors pourquoi la plupart des gens, moi y compris avant de le vivre, pensent qu’à la campagne on s’ennuie nécessairement ?

 

J’ai quelques idées sur la question mais je sais surtout par expérience que c’est grâce à mes voyages, notamment en solitaire, que j’ai commencé à apprécier ma compagnie et à découvrir ce que j’aime faire, en dehors de passer mon temps sur l’ordinateur. Deux expériences m’ont particulièrement marquées à ce propos : un volontariat dans une ferme très éloignée de la civilisation sans Internet, télévision ou livres dans une langue que je parlais, et tous les déjeuners et diners que j’ai passé seule en Inde. Dans le premier cas, j’ai été mise face à ma réalité : sans technologie, je ne savais plus quoi faire, et j’ai réellement senti un grand désespoir m’envahir pendant plusieurs jours, avant de réussir à me calmer. Dans le deuxième cas, j’ai enfin pu commencer à apprécier de passer du temps seule à table pour observer mon environnement, les gens mais aussi simplement lire ou écrire. Quelque chose que je n’arrivais pas à faire auparavant.

 

Ma transition vers la vie à la campagne s’est donc faite petit à petit. Il m’a fallu apprendre à découvrir mes intérêts, apprendre à valoriser le temps passé avec d’autres êtres humains, apprendre à valoriser les petits moments insignifiants de la vie, etc.
Après cette petite introduction, voici pour les curieux mon emploi du temps de ces 8 ou 9 derniers mois.

Le matin, un moment sacré :

En ayurvéda, on considère que la journée se fait à l’image des premières heures de la matinée. D’où l’importance de créer des rituels sains, positifs, énergisants voire spirituels dès le matin. Je consacre donc les deux premières heures de la matinée à prendre soin de mon corps et de mon esprit, ce qui inclut : hygiène du corps, organisation de mon espace de vie (rangement, nettoyage), rituels de pleine conscience (écriture, yoga, méditation, écoute de mantras), petit-déjeuner et organisation de mes objectifs de mes tâches. J’ai récemment téléchargé l’application Fabulous pour m’aider à ne rien oublier. Lorsqu’il fait beau, je vais ensuite à la rivière où je prends un bain et médite un peu.
J’ai créé ma routine grâce aux thérapeutes qui ont croisé mon chemin, à mes lectures sur l’ayurvéda mais aussi grâce aux morning routine « healthy, vegan, yoga, hippie » (ironie) disponibles sur YT et souvent très inspirantes : 9 Ayurveda Wellness Habits to Try.

Mes rendez-vous de la semaine:

Le marché du producteur local d’Alto Paraiso. On y trouve beaucoup de fruits et légumes bio, des en-cas vegan et / ou gluten free mais aussi de l’art, des choses faites mains, des braderies de vêtements … C’est le lieu de rencontre des habitants de la région donc on socialise, on partage un repas, on écoute les musiciens jouer …

 

 

Mercredi soir, samedi soir et dimanche matin, un rendez-vous récent et un peu spécial pour la culture française en particulier. Depuis quelques mois je me forme comme médium au temple du Vale do Amanhecer. Il s’agit d’une doctrine qui utilise la médiumnité dans le but de favoriser l’évolution spirituelle de ces membres, au travers de la réalisation d’un travail caritatif auprès de nos so called patients.
 

 

Samedi matin : formation de thérapie de rebirthing. Quatre heures destinées à la fois à recevoir différentes thérapies et en particulier à faire des sessions de rebirthing, mais également à me former comme future thérapeute. Une envie présente en moi depuis longtemps mais que je n’avais jusqu’à présent pas eu le courage de réaliser.
 

 

Et le reste du temps ?

Suivant les périodes, j’ai parfois eu beaucoup de temps à moi et en ai profité pour étudier, lire et écrire. J’ai suivi un cours d’ayurvéda et un cours de communication non violente en plus de toutes les lectures, films et audios auxquels j’ai pu dédier du temps. J’ai suivi le programme du livre Le chemin de l’artiste  de Julia Cameron qui propose pendant 12 semaines des exercices pour se reconnecter avec sa créativité. Ces moments ont été très enrichissant et je suis particulièrement fière d’avoir enfin réussi à valoriser ce temps passée seule et d’avoir su le mettre à profit pour mon bien-être.

 

Néanmoins c’est aux relations  interpersonnelles que j’ai consacré le plus de temps, que ce soit avec les personnes qui vivent avec moi ou près de moi. Ici, les connexions se font facilement notamment lorsqu’on fait du stop ou qu’on va au marché. Je me suis fait rapidement beaucoup d’amis et j’apprécie de passer du temps à le dédier du temps. Aujourd’hui par exemple, je suis sortie faire un tour dans le village à 10 heures et ne suis rentrée qu’à 16 heures car j’ai visité plusieurs amis.

 

Dans l’article précédent, je vous parlais également de Rasa, Adair et Helton. Qui sont-ils ? Rasa est une américaine d’une cinquantaine d’année. Il y a 4 ans, son chemin a croisé celui d’Adair, brésilien de 20 ans qui a souffert d’un AVC et est aujourd’hui schizophrène et épileptique. Elle a décidé de l’adopter et de l’aider dans son chemin vers la guérison en privilégiant des méthodes alternatives : homéopathie, magnétisme, shamanisme, spiritisme, et surtout beaucoup beaucoup d’amour et de temps.

 

Tous les 4 nous sommes rencontrés dans une communauté au mois de septembre. Helton a toujours eu un don pour calmer Adair en cas de crise, et moi j’ai apporté à Rasa le soutien organisationnel mais surtout émotionnel dont elle avait besoin au quotidien. Elle a en effet passé les 4 dernières années pratiquement seule (elle ne parle pas portugais) à s’occuper d’Adair et j’ai été la première personne avec qui elle a créé une relation amicale et de soutien pendant tout ce temps. Lorsqu’elle nous a donc demandé de la suivre dans ce projet nous avons tous les deux acceptés. De manière irrégulière et imprévisible, c’est cette « activité » qui m’a demandé le plus de temps et d’énergie.

 

C’est d’ailleurs dans ce cadre que je devais partir la semaine pour Rio Branco, en Amazonie. Adair ayant besoin d’un cadre plus strict pour l’aider dans sa guérison, Rasa a choisi de l’interner dans une ONG qui se présente comme un centre de réhabilitation pour personnes addicts à l’alcool et aux drogues qui travaille avec la ligne du shamanisme. Rasa, Adair et Helton sont là-bas depuis trois semaines mais ça ne se passe pas si bien que prévu donc ils partent la semaine prochaine pour un autre centre de la même ONG, à Espirito Santo.

 

Ainsi donc je vais finalement rester ici. J’apprends à être flexible, à me calmer et à attendre de comprendre la situation avec plus de recul avant de prendre des décisions. En cette ère de profondes et rapides transformations, le détachement et la flexibilité sont des aptitudes qu’il est bon de travailler face à n’importe quelle situation.

 

Voilà, j’espère vous avoir convaincu qu’on peut vivre à la campagne et ne pas s’ennuyer une seconde. C’est surtout une question de la manière dont chacun voit la vie. Parce que le bonheur ne réside pas dans l’action incessante mais dans la présence permanente …

 

Sur ce j’aimerais savoir ce que vous aimez faire quand il n’y a « rien à faire » ? Autre qu’être sur les écrans. Je suis curieuse et ça pourrait me donner des idées !
A bientôt,
Sarah.

 

4 mois dans un quilombo brésilien

Nouvelle étape dans ma vie dans la Chapada, et je dois bien avouer : ma préférée ! Moinho m’a enchantée au point de ne plus vouloir en partir. Je vais essayer de partager ici un peu de l’amour que je ressens pour cet endroit.
Moinho est un village quilombola de 300 habitants situé à 12 km d’Alto Paraiso, toujours dans la Chapada dos Veadeiros. J’y ai déménagé le 10 janvier avec Rasa (américaine de 55 ans), Adair (brésilien / polonais de 20 ans) et Helton (brésilien de 35 ans). Un quilombo est un ancien village d’esclaves. La population y est généralement majoritairement noire, pauvre et encore aujourd’hui peu éduquée. Moinho est un village de paysans et de guérisseurs (raizeros), longtemps isolé du fait de l’absence de route rejoignant la ville, d’où un fort taux de mariage consanguins. Encore aujourd’hui, il faut compter 40 minutes de route de terre pour aller faire ses courses.

 

Contrairement à d’autres parties du cerrado (type de végétation caractéristique de la Chapada), la végétation est dense et verdoyante, ce qui permet de planter beaucoup d’aliments et de plantes médicinales. Chez moi poussent du manioc, du curcuma, des pommes de terre, des bananes, des avocats, des haricots, des ananas et des cannes à sucre. Avec les habitants, j’ai appris à planter et à travailler certaines plantes. J’ai fait du jus de canne à sucre et de la farine de mandioc, mais ils font aussi de la rapadura, des confitures, des conserves, des huiles et des remèdes …

 

 

 

MON avocatier =)
 
Aujourd’hui je valorise encore plus la proximité de mes aliments puisque ici la majorité de mes fruits et légumes venaient de champs à proximité, le plus souvent bio. Les plantations sont petites et servent simplement à nourrir les villageois et à rapporter un peu d’argent supplémentaire aux paysans. 
Une autre caractéristique de Moinho est la proximité et l’entraide entre les habitants. La plupart des maisons sont regroupées dans le centre qui compte deux rues parallèles et deux rues transversales. La moitié de la population fait partie de l’église évangélique (considéré comme un catholicisme hard core) donc se réunit deux à trois fois par jour pour le culte. Les gens sont très proches et s’aident en permanence en s’offrant des repas, partageant leurs outils, s’invitant les uns chez les autres, prenant les gens en stop, etc.

 

Notre maison, qu'on a repeinte
 
 Ma maison, ci-dessus, que je partageais avec Helton, était située dans la rue principale. Contrairement à la France où on a plutôt l’habitude d’être très silencieux et dérangés par le bruit, ici les gens communiquent d’une maison à l’autre en criant, mettent la musique extrêmement forte, crient dans la rue dès le matin, ne s’occupe pas de dresser les chiens pour qu’ils n’aboient pas … J’ai mis au moins deux mois à m’habituer à tout ce bruit puis j’ai commencé à connaitre les gens. Leur bonne humeur et leur hospitalité m’ont tellement touchées, ils m’ont tellement fait sentir que je faisais partie de cet endroit, de cette grande famille que le reste est devenu un détail sans grande importance. Je ne suis pas partie qu’ils me manquent déjà …

 

Chaque journée passée ici a eu l’effet d’une thérapie profonde. J’ai nourri mon corps et mon esprit en passant mes après-midi à la rivière, en buvant une eau de source pure, en mangeant des aliments frais et naturels, en passant beaucoup de temps à discuter avec des personnes qui m’ont accueillies telles que je suis malgré nos différences. La déconnexion avec le monde virtuel m’a permis d’octroyer plus de temps à la lecture, à l’écriture, à la prière, au yoga, à la cuisine … Les jours sont passés tellement vite, et je n’ai jamais eu le temps de m’ennuyer …

 

J’espère revenir très vite dans ce petit paradis ❤ Gratitude immense pour ces quelques mois. Et vous, quel est votre endroit préféré au monde ?

La magie de São Jorge

18 avril 2017 : arrivée à destination, Chapada dos Veadeiros, Goias, Brésil.

 

Dans les articles qui suivent, vous entendrez parler d’Alto Paraiso, de Sao Jorge et de Moinho. Pour faire simple, Alto Paraiso est la ville principale de la Chapada. Elle contient environ 7000 habitants, beaucoup d’étrangers et a la particularité d’être très ésotérique. On y trouve un marché bio, beaucoup de magasins chics et de restaurants sympas. C’est d’ailleurs pour ça qu’on y va, dépenser de l’argent en gros !
Je n’ai jamais eu envie d’habiter à Alto. Trop grand, trop bruyant, trop désorganisé. C’est pour ça que j’ai d’abord vécu à Sao Jorge, avant de déménager plus tard à Moinho.

 

 

Très peu visitée par les touristes étrangers (appelés « gringos »), Sao Jorge vit du tourisme brésilien grâce au parc national de la Chapada où se trouvent plusieurs cascades, d’innombrables points d’eau, des paysages à couper le souffle et de nombreuses randonnées à explorer. Ne connaissant rien de cet endroit magique, j’y suis arrivée à reculons, n’imaginant pas une seule seconde que j’allais rester si longtemps et en tomber amoureuse.

 

Ma vie depuis 4 mois me semble hors du temps, loin de tout ce que j’ai connu jusqu’ici, et de tout ce que j’aurai pu imaginer vivre au cours de ce voyage.
Sao Jorge est probablement la raison pour laquelle j’ai un jour pris la décision de revenir au Brésil. Je suis revenue ici pour connaître cet endroit, même si je ne le savais pas avant d’y mettre les pieds. Chaque journée passée ici me rapproche un peu plus de ma vraie nature, me fait découvrir de nouvelles facettes de mon chemin et de mon vrai Moi, et m’oblige à croire un peu plus à chaque seconde en la beauté de la vie.
Sao Jorge m’a infiniment rapprochée de ma nature de femme sauvage. La nature est omniprésente et la vie très simple. Je vis dans une tente depuis mon arrivée, ce qui me permet d’être connectée au cycle du soleil, d’être réveillée par les oiseaux et par le vent qui souffle, et d’être consciente de chaque changement d’atmosphère. J’ai toujours aimé pouvoir regarder les arbres par la fenêtre au réveil. Aujourd’hui, ce plaisir est d’autant plus jouissif que je vis sous l’arbre en question.

 

Je vis dans la Chapada dos Veadeiros, lieu à la nature magique, ce qui me permet de passer des après-midis entiers près de la rivière ou au pied des cascades. La marche est pour moi une thérapie en soi. Lorsque je suis perdue, énervée, fatiguée ou préoccupée, marcher me permet d’évacuer mes émotions, de réfléchir mais surtout de me recentrer sur l’essentiel : le moment présent. La douleur physique du soleil sur mes épaules, de mes pieds nus qui foulent les graviers ou les pierres chaudes, le choc au moment d’entrer dans l’eau gelée de la cascade, tout me ramène impérativement à l’ici et maintenant et me tire de mes pensées négatives ou de mes fantasmes sur le futur.

 

Chaque fois que l’occasion se présente, je passe quelques minutes sous une cascade. Et après avoir demandé à notre Terre mère et à ses eaux de m’aider à me débarrasser de ce dont je n’ai plus besoin, des pensées et des émotions qui m’encombrent, je la laisse faire son travail et m’abandonne à elle. L’eau, le feu, le vent et la terre guérissent. Et ici, je suis particulièrement consciente des éléments qui forment tout ce qui nous entoure, jusqu’à mon propre corps.

 

En juillet, c’est l’hiver à Sao Jorge. Tout le monde allume alors un feu devant sa maison et les gens se retrouvent autour pour se réchauffer et pour méditer, les yeux perdus dans les flammes. Le feu guérit. Sao Jorge m’aide à me connecter aux choses simples de la vie et à voir la vie de manière positive. Je n’aurais jamais pensé pouvoir ressentir autant de plaisir et de bonheur à sentir le vent autour de moi, réchauffer mon corps et porter à moi des odeurs de fleurs ou de pierres. Je n’aurais jamais pensé que l’odeur des pierres chaudes mouillées puisse être aussi agréable. Je n’aurais jamais pensé que j’éprouverais un jour l’envie de créer un altar avec des feuilles mortes, des pierres et des branches, ni que cela me ferait autant de bien.

 

 
Sao Jorge me connecte au moment présent parce que ses habitants mènent une vie simple, connectée aux personnes qui vivent autour d’eux. Pas une journée ne se passe sans qu’on ne s’arrête pour discuter avec un voisin. Aller au supermarché ou au potager local est un acte social qui permet de construire une vie de quartier. Le week-end, tout le monde se retrouve au marché d’Alto Paraiso, pas vraiment pour faire des courses mais plutôt pour se voir, discuter un moment en échangeant un bout de gâteau contre une gorgée d’eau de coco.
 
La confiance en l’être humain, si rare au Brésil, est très présente ici. On se rend service alors qu’on se connait à peine, et généralement on ne le regrette pas. Le partage est une autre valeur forte de Sao Jorge et du Brésil en général. Les Brésiliens prévoient toujours large quand ils cuisinent pour pouvoir offrir une assiette à un ami qui passerait par là au moment du repas.

 

Ma maison sous les arbres

 

En écrivant ces lignes je réalise un peu plus la chance que j’ai de vivre ici et cela me renforce dans mon idée d’y revenir bientôt.

Atterrissage tumultueux à Rio

Après 6 mois passés en Inde, revenir en Europe s’est avéré très rude. Et contre toute attente, même le carnaval de Rio n’a pas réussi à sécher mes larmes et à combler le manque que l’Inde avait laissé dans mon coeur.
C’est en Inde que j’ai décidé que la nouvelle étape de ma vie se déroulerait au Brésil, où j’ai atterri le 28 février 2017. Après un mois passé à Rio de Janeiro, j’ai finalement repris mon sac à dos et retrouvé mes bonnes vieilles habitudes de voyageuse. Cet article rassemble des textes écrits au cours de mes deux premiers mois ici.

 

« Cela fait un mois que je suis au Brésil. Depuis le début, quand on me demande pourquoi je suis ici, je réponds que je n’en sais rien, que je suis venue profiter du carnaval, visiter quelques amies et profiter du temps que j’ai de libre [pas d’obligations professionnelles ou personnelles] pour faire les choses que j’aime. »

 

 

« Mais les choses ne se sont pas vraiment passées comme je l’imaginais, pour deux raisons. Quitter l’Inde a été beaucoup plus dur que prévu et mes retrouvailles avec le Brésil [j’y ai passé 2 mois en 2015] ne se sont pas passées comme prévu. Les doutes, les inquiétudes, la tristesse, l’impression de ne pas être au bon endroit, tout ça m’a suivi jusqu’ici. Oui, le voyage permet de rencontrer facilement des personnes super, de voir des paysages magnifiques, de goûter de nouveaux plats (plus ou moins), de pratiquer une nouvelle langue … mais tout ça ne « sert » à rien si ce n’est pas ce qu’on doit vivre à ce moment-là. Et c’est un peu ce qu’il m’arrive. Je pensais que ça serait quelque chose de passager, que je finirai par apprécier d’être ici et profiter vraiment. Le fait d’avoir été avec des amies françaises m’a aidé à me sentir un peu plus chez moi, un peu moins seule, et à gérer ce qu’il m’arrivait au niveau personnel. Parce que même si j’ai la chance de rencontrer des personnes géniales avec qui je partage des choses fortes et qui m’apportent beaucoup, il n’en reste pas moins que ces personnes ne sont ni mes amis ni ma famille, qu’ils ne me connaissent pas et que je n’ai pas toujours envie de partager avec eux des choses trop personnelles. Alors souvent je me sens seule alors que je ne le suis pas, jamais, et je parle peu à mes amis de France car je crois qu’il me serait difficile de leur faire comprendre que je ne me sens pas bien ici alors que ma vie semble idyllique. » Leme, Rio de Janeiro, février 2017.

 

J’ai passé un mois à Rio, déménagé 3 fois et travaillé dans une pousada en échange de logement pendant trois semaines. J’ai profité des plages, de la vie nocturne et de la nature. Je me suis faite agresser, ai été confrontée à l’inefficacité et au je-m’en-foutisme de la police, écouté des coups de feu depuis ma chambre pratiquement tous les soirs, insulté des mecs lourds qui m’ont appelé princesse en pensant me faire plaisir et assisté à une parade pour les droits des femmes.

 

« Cela fait deux mois que je suis au Brésil, et plus d’un mois que j’ai quitté Rio. Je suis passée par 4 endroits différents et rencontré évidemment beaucoup de nouvelles personnes. Ma première étape a été Marica, à deux heures de Rio, où j’ai passé une semaine dans une maison de hippie sur un projet de bio-construction. Malheureusement le projet était en stand by quand j’y suis arrivée. Cette semaine a été placée sous le signe du militantisme politique et de la nutrition puisque l’un des deux mecs était un ancien militant uruguayen qui a partagé avec nous plein d’anecdotes de sa jeunesse et le deuxième, un analyste de systèmes en reconversion, débutait son nouveau voyage de vie par s’intéresser à ce qu’il devrait mettre dans son assiette. L’un de mes sujets de prédilection. Il m’a d’ailleurs beaucoup encouragée à développer une activité de coach en nutrition / bien-être. Une idée que je garde dans un coin de ma tête. »

 

« De là, on est parti tous les deux en stop, moi sans destination, lui vers Ubatuba, sur le littoral de Sao Paulo. J’avais envie de lui faire découvrir cette manière de voyager et il a adoré l’expérience. Un camionneur nous a offert un repas, une jeune bouddhiste a partagé ses expériences de méditation Vipassana, un jeune nous a invité à un barbecue chez lui, j’ai rencontré un ingénieur de 74 ans qui travaillait à la construction d’un sous-marin avec la France … Ce sont d’ailleurs ces deux derniers qui m’ont convaincue de m’arrêter à Mangaratiba, l’une des villes qui permet de prendre un bateau pour Ilha Grande. Tout au long de la journée, j’hésitais entre plusieurs destinations et mon choix s’est fait au dernier moment. »

 

 

« A Ilha Grande, je me suis retrouvée entourée d’artistes de rue. Chanteuse, saxophonistes, couturière, tisseuse de bijoux, tous ont réveillé en moi l’envie de créer de mes propres mains, de développer ma créativité. Ça a aussi été l’occasion de découvrir des plages magnifiques et désertes, de passer mes journées à la plage et mes soirées à partager des repas avec ce groupe d’amis, d’en apprendre sur le forro brésilien et de dormir en tente. Une très jolie expérience. »

 

Quitter la grande ville de Rio m’a fait énormément de bien et j’ai commencé à voir les « bon côtés » d’être au Brésil plutôt qu’en Inde, à apprécier de plus en plus l’expérience et à me faire à ce nouveau rythme.

 

Et vous, vous avez déjà eu du mal à vous habituer à une nouvelle réalité ?