Le gargarisme à l’huile

Avez-vous déjà entendu parler de gargarisme à l’huile, plus connu sous le nom de oil pulling ? Voici un petit guide pour mettre en place cette habitude ancestrale dans votre routine matinale.

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Qu’est-ce que le gargarisme à l’huile ?

Le gargarisme à l’huile consiste à prendre en bouche une petite quantité d’huile et de la faire passer autour de ses dents et gencives. Avec cette méthode, l’huile ne fait pas que nettoyer votre bouche, elle améliore en réalité l’hygiène buccale en générale. C’est pourquoi cette technique n’est pas utilisée que par les thérapeutes ayurvédiques, mais aussi par les médecins allopathiques et les dentistes.

Les bénéfices

Les bénéfices du gargarisme à l’huile vont bien plus loin que la bouche.

  • Dents et gencives. Avec toute la nourriture et les boissons que l’on consomme, des particules se bloquent facilement dans nos dents et nos gencives, ce qui peut conduire à des douleurs dentaires et autres résultats peu plaisants. Le gargarisme à l’huile aide à maintenir un pH normal et une flore orale, empêchant ainsi les microbes, plaques et caries de s’installer, tout en renforçant les dents et leur émail.
  • Les sinus peuvent facilement se boucher, en particulier pour les allergiques au pollen ou à la poussière. Le gargarisme promeut la santé des sinus, leur permettant notamment de rester propres, évitant ainsi de nombreux inconforts.
  • Haleine. Cette pratique a prouvé qu’elle permet de rafraichir l’haleine et de réduire la sécheresse et les sifflements, rendant la respiration plus aisée.
  • Les joints. En pratiquant quotidiennement cette méthode, vous pouvez espérer améliorer le confort et la flexibilité de vos joints. Les dentistes considèrent la santé de la bouche comme un indicateur de la santé général de notre corps. Comme le gargarisme à l’huile humidifie les dents, il humidifie également le reste du corps.
  • Muscles des joues. En se gargarisant, vous exercez doucement et efficacement les muscles du cou, de joues et les mandibules, rendant ces zones plus souples. Par ailleurs, l’huile absorbée par l’intérieur de la bouche aide les joues et le cou à se détendre et prévient d’éventuelles sécheresses.
  • Détoxification. Le gargarisme à l’huile apporte un soutien à la fonction naturelle du corps d’élimination des toxines.
  • Peau. La présence de l’huile aide la peau à rester hydratée et lui promeut un environnement bénéfique.
  • Routine. Cette pratique qui rafraichit l’haleine et la bouche nettoie est une excellente habitude à ajouter à votre routine matinale ! L’aspect ritualiste n’est pas bon que pour votre hygiène buccale, mais il apporte aussi de l’équilibre et de la clarté à votre quotidien.

Comment procéder au gargarisme à l’huile

Le matin, l’estomac vide, commencez par mettre 1 cuillère à soupe d’huile dans votre bouche. L’ayurvéda recommande traditionnellement l’huile de sésame. Au début, l’huile peut ne pas avoir un goût très agréable, mais il faudra s’y habituer. Faites passer l’huile des deux côtés de votre bouche mais aussi devant, derrière et à travers les dents. Faites cela durant 15-20 minutes, jusqu’à ce que l’huile soit liquide et claire. Crachez alors dans la poubelle, dans les toilettes ou dans la terre (plutôt que dans l’évier qui pourrait se boucher) et rincez la bouche avec de l’eau chaude ou de l’eau salée. Brossez-vous les dents si vous le souhaitez.

N’avalez surtout pas l’huile qui contient toutes les bactéries de votre bouche.

Quelle huile pour un gargarisme à l’huile ?

Plusieurs huiles peuvent être utilisées. Traditionnellement, l’ayurvéda promeut l’utilisation de l’huile de sésame, mais l’huile de coco a montré des propriétés antimicrobiennes plus élevées.

 

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Si les bénéficies de ce gargarisme vous semblent intéressant, n’hésitez pas à lui donner une chance !

10 bonnes habitudes à adopter – ayurvéda

Des conseils pour mieux s’alimenter, j’en ai plein. En voici aujourd’hui 10 relativement généraux qui vous permettront d’orienter vos efforts et d’obtenir des résultats positifs sur le long terme.

Oui à :

S’hydrater suffisamment

Bon ça je sais, c’est le conseil le plus rébarbatif qu’on peut recevoir. Boire de l’eau … Ça n’a aucun goût, ça ne provoque aucun plaisir. Et pourtant … L’être humain est composé à 70% d’eau donc s’hydrater est essentiel au bon fonctionnement de notre système. Mais s’hydrater ne signifie pas que boire de l’eau. Si vous n’aimez pas l’eau vous pouvez la substituer par :

  • De l’eau tiède citronnée, en particulier le matin à jeun
  • Des jus de légumes
  • Des jus de fruits frais, bio et sans sucre, conservateurs ou colorants. Idéalement par un jus fait maison.
  • Des tisanes
  • De l’eau aromatisée à la menthe, au citron, au basilic, au concombre …
  • De l’eau de coco

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Boire le matin

S’hydrater oui, mais quand ? Après 8 heures de sommeil et probablement plus sans boire, notre corps a extrêmement besoin d’être réhydraté. Avant de manger, commencez par boire plusieurs verres d’eau, en commençant par plusieurs verres d’eau tiède citronnée à laquelle il est bon d’ajouter une pincée de sel.

L’idéal est de boire 1L à 1L et demi avant de prendre votre premier repas.

Prendre des petits-déjeuners de fruits

Le plus facile à digérer pour notre corps sont les fruits crus. L’homme est physiologiquement frugivore c’est-à-dire prévu pour se nourrir de fruits, de noix et de graines. En plus de nous donner de la vie, des minéraux et des vitamines, les fruits sont très faciles à digérer, ce qui est idéal le matin quand le corps n’est pas tout à fait réveillé. Mais l’idée n’est pas non plus de se sous-nourrir. Les fruits étant moins caloriques que le reste, il ne va pas falloir lésiner sur les quantités et associer des fruits plus caloriques comme la banane à des fruits plus aqueux comme la pomme.

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Ajouter de la verdure

J’aime à dire que le plus important dans une transition alimentaire est d’ajouter plutôt que d’enlever. Plus on ajoute de bons aliments, moins on aura envie des mauvais. Alors après un petit-déjeuner plein de bons fruits rassasiants, pourquoi ne pas commencer le déjeuner par une bonne grosse salade ? Attention au choix de vos ingrédients puisque l’idéal selon l’ayurvéda est de ne jamais mélanger le cuit et le cru (et mélanger signifie laisser au moins 15 minutes d’intervalle entre l’ingestion des différents aliments). Une salade c’est donc 100% crus et peut donc contenir des légumes, des feuilles, des graines germées ou toastées, des crackers crus et surtout de super sauces originales comme des sauces à l’avocat, au tahini, au poivron, à la mangue, etc …

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Faire tremper

Que ce soient les céréales, les noix ou les graines, tous contiennent de l’acide phytique, une molécule présente dans leur enveloppe et qui leur permet de retenir les minéraux qui leurs seront nécessaires pour croître. Pourquoi l’être humain ne veut pas ingérer l’acide et la graine ? Justement parce que cette dernière ne libérera pas les minéraux qu’elle contient, et nous ne pourrons donc pas en bénéficier !

Mais ne vous inquiétez pas, la solution une d’une simplicité enfantine : pour que la graine libère l’acide phytique, il lui suffit de passer quelques heures plongée dans l’eau. Elle sort alors de l’hibernation et pensant que l’heure est venue pour elle de donner naissance à une petite pousse, elle enlève la barrière qui protégeait jusqu’alors ses minéraux. Le plus simple est donc de prévoir la veille au soir ce que vous allez manger le lendemain et de tout laisser tremper la nuit. Oui, c’est un coup de main à prendre mais pensez que vous dépensez de l’argent à acheter ces bons aliments et qu’en ne faisant pas ça vous ne profitez pas de leurs bénéfices …

NON, à :

Boire pendant les repas

L’ayurvéda nous conseille de ne boire ni pendant, ni 30 minutes avant ou 30 minutes après un repas. Pourquoi ? La boisson a une fonctionne inhibitrice des enzymes digestives. Cela signifie qu’en buvant, on réduit la capacité de nos enzymes a digérer les aliments qu’on est en train, qu’on va ou qu’on vient de manger. Et ces enzymes, on a grandement besoin qu’elles soient en forme, en particulier quand on mange des aliments difficiles à digérer comme des produits animaux ou des produits industriels …

Manger des fruits après les repas

Un classique, la banane ou la mandarine après le repas, et pourtant une grosse erreur. Les aliments crus sont digérés plus rapidement dans l’estomac que le cuit car ils contiennent encore l’intégralité de leurs enzymes, puisqu’ils n’ont pas été cuits. En mangeant un fruit après le repas, il va en fait venir fermenter au-dessus de la nourriture cuite, qui elle prend plus de temps à passer de l’estomac à l’intestin. Cela peut notamment donner très mal au ventre et créer des gaz inutiles.

Consommer du sucre blanc

Bon j’hésite encore à savoir lequel est le pire : le sucre ou la farine blanche. Pour cet article je choisir de parler du sucre blanc car c’est celui que j’ai déjà réussi à éliminer à 100% de mon alimentation. Le sucre blanc … qu’est-ce qu’on en dit ? Une étude faite sur des rats a montré que l’addiction au sucre est plus forte que l’addiction à la cocaïne. Alors forcément ce n’est pas facile d’arrêter de le consommer, du fait de son caractère extrêmement addictif, mais en même quand on sait ça je trouve que ça donne envie de remettre sa consommation en question.

Donc évidemment, on y va petit à petit, en substituant des aliments qui en contiennent par des aliments sucrés plus sains, on y arrive doucement. Les fruits secs, les fruits très sucrés, les dattes, le sucre de coco, le sirop d’érable, le sucre roux … Autant d’alternatives au sucre blanc.

Mais évidemment c’est dans les produits industriels qu’on trouve le plus de sucre blanc. Vous savez ce qu’il vous reste à faire =)

Manger trop tard

L’ayurvéda conseille de ne pas aller dormir moins de deux heures après avoir fait notre dernier repas. Tout simplement parce que la digestion se fait moins bien à l’horizontal qu’à la verticale. Les sucs digestifs au lieu de rester dans l’estomac peuvent remonter dans l’œsophage causant de l’acidité. La nourriture sera beaucoup moins bien digérée.

Et petit fun fact : en allant dormir le ventre plein, les aliments vont finir par appuyer sur vos organes sexuels, d’où les envies de sexe tôt le matin ! Sachant que dans la tradition védique, les pratiques spirituelles se font le matin, on imagine que ce n’est pas l’idéal !

Utiliser un micro-ondes

Alors celle-là elle n’est pas souvent entendue mais elle est pourtant fon-da-men-tale. Le micro-onde est réellement un danger pour la santé publique. Une étude faite sur des rats (les pauvres, on leur fait vraiment subir le pire) a montré qu’en les alimentant uniquement de produits passés au micro-onde ils finissaient par … mourir. Et l’explication est simple : le micro-onde agit sur les particules d’eau, il les agite pour les chauffer. Plusieurs sont les sources qui m’ont communiquée que le micro-onde modifie la nature même des éléments, les rendant impropres à la consommation humaine. En d’autres termes, manger micro-ondé augmente fortement vos chances d’avoir un cancer.

J’espère que ces conseils vous seront utiles, que vous ne les connaissiez pas déjà tous et que vous réussirez à en mettre en place certains. N’hésitez pas à me dire si vous en avez d’autres ! ❤

Namastê.

Changer de l’intérieur

Au cours des quatre années j’ai remis en question à peu près tout ce que j’avais appris jusqu’ici. Ma vie aussi bien au niveau matériel que spirituel est totalement différente de ce qu’elle était avant ma première sortie de France.

Remettre en question le schéma du bonheur classique et adapter ma vie en fonction de mes nouvelles convictions a été un processus long qui m’a beaucoup enseigné sur moi-même et sur le monde.

Se demander quelles sont nos valeurs.

Comme l’explique délicatement et subtilement cette vidéo, mes valeurs c’est mon identité. Sauf qu’on nous le dit pas toujours et qu’on ne nous incite pas très souvent à réfléchir à ce qui nous importe le plus. Travail, famille, justice, courage, liberté, égalité, ambition, pouvoir ?

En m’intéressant à mes valeurs et en les classant selon une hiérarchie qui m’est propre, j’ai pu constater que mes actions n’étaient pas toujours en accord avec ce qui m’importait le plus, théoriquement.

Par exemple, l’une de mes plus fortes valeurs est la justice. Comment alors participer à l’assassinat de milliards d’êtres vivants innocents simplement parce que je ne connais pas d’alternative ou parce que cela me donne du plaisir ? Cela m’est devenu de plus en plus difficile une fois que j’ai eu mis le doigt dessus.

Voilà pourquoi pour moi, se demander quelles sont nos valeurs et ce qu’on peut faire au quotidien pour les respecter est un puissant levier de changement.

Choisir nos sources d’informations et de divertissement

Les valeurs promues par la société, les médias et la politique ne sont pas nécessairement celles auxquelles chacun d’entre nous s’identifie. Vous vous êtes déjà demandé quelles sont les valeurs que les séries américaines promeuvent par exemple ? Glamourisation de la cigarette, de l’alcool et de la drogue, approbation de comportements machistes comme de tromper sa femme, glamourisation des potins, de la jalousie, de l’envie … Pourquoi encourager ce genre de contenu générateur de souffrances  ?

Il est clair que les médias sont utilisés pour nous manipuler et nous induire à nous comporter comme un troupeau de mouton et à ne rien remettre en question. Les journaux télévisés utilisent surtout la peur pour nous inciter à conserver des comportements individualistes, racistes, etc.

Pour ce qui est de l’information, le plus grand piège dans lequel on tombe est de ne pas vérifier QUI paye pour qu’une étude soit publiée. Celles qui font la promotion des bienfaits des produits laitiers ou de la viande sont généralement financées par ces mêmes industries, sauf qu’on ne le sait pas toujours, ou qu’on ne fait pas le rapprochement avec le biais présent dans les résultats. Internet regorge aujourd’hui de sources d’informations bien plus fiables que la télévision et pour lesquelles il est facile de vérifier les sources de financement.

L’une des premières vidéos qui m’avait fait prendre conscience de cela :

Ce qui m’a fait sauter le pas

En me rendant compte que la vie qu’on avait prévu pour moi (université, boulot, mariage, enfants, chien, maison) ne me faisait absolument pas envie, je suis d’abord entrée dans une phase de déprime, avant de recevoir suffisamment d’informations pour me rendre compte qu’il existait d’autres manières de vivre sa vie. La peur de l’inconnue était alors forte, mais beaucoup moins forte que le rejet total du schéma qui se présentait à moi.

Rencontrer et côtoyer des personnes qui ont réussi à sortir du système et à vivre autrement que selon le schéma classique m’a beaucoup inspirée et motivée à me créer mon propre chemin hors des sentiers battus.

L’argent ne vous rendra pas heureux, et plus d’argent non plus

S’il y a bien une chose dont on peut être sûr c’est que les possessions matérielles, les voyages à l’étranger et les sorties ciné ou shopping ne sont pas ce que notre âme est venue chercher dans cette incarnation sur Terre. Pourquoi est-ce que je parle soudain d’âme, plutôt que de dire simplement : l’argent ne rend pas heureux ? Parce que je pense que nos corps physique et mental peuvent éventuellement se satisfaire d’une vie de plaisirs physiques (manger, boire, dormir, avoir des relations sexuelles) mais que c’est bien parce qu’on n’est pas que ça, qu’il arrive un moment où cela ne nous satisfait plus. C’est bien parce qu’il y a en nous une partie spirituelle, une âme et un esprit, que l’on n’arrivera jamais à être heureux dans le système capitaliste qui nous pousse à vouloir toujours plus. Désir, plaisir … souffrance est le cycle infini qu’on vit tous jusqu’au jour où on commence à s’éveiller spirituellement.

Éveil spirituel ?

Six mois en Inde et un an et demi au Brésil m’ont fait comprendre que nous ne sommes pas qu’un corps physique destiné à mourir et disparaître après une petite centaine d’années. Dans ma conception actuelle, seul notre corps physique meurt alors que notre âme ne fait que changer d’enveloppe corporelle. Selon les karmas accumulés ou payés au cours de cette vie, on se réincarne en minéral, plante, animal ou être humain.

D’après mes informations, notre incarnation sur Terre en tant qu’être humain est une opportunité d’une grande rareté qui nous est donnée pour opérer un saut spirituel. Seul l’être humain a la capacité d’évoluer spirituellement, ce qui prouve bien que nous ne sommes pas ici uniquement pour satisfaire nos désirs et courir après le plaisir. Nous avons un objectif bien plus profond et spirituel : nous reconnecter avec notre essence, nous reconnecter à la Pleine Conscience, à l’Amour Inconditionnel que nous sommes de nature.

Que ce soit le bouddhisme, l’hindouisme ou le spiritisme, tous concordent à dire que tant que nous n’aurons pas réussi à nous reconnecter avec l’Univers, avec la Source, nous devrons revenir sur Terre, planète inférieure de souffrances, de mort, de vieillesse, de maladies. Ce cycle de naissance et mort est appelé samsara.

En quête de connexion

L’écriture de cet article me mène à la conclusion suivante : le fait que je choisisse de plus en plus de vivre dans des endroits reculés et entourés de nature facilite ce travail de reconnexion. Bien plus que les immeubles et le béton, la nature m’aide à mieux me comprendre et à sentir de plus en plus que je ne fais qu’un avec l’Univers. Mon environnement devient une thérapie, une méditation, un rappel constant de ma nature infinie et paradoxalement de mon infinie petitesse.

 

Grandir en voyageant – comment ?

Il est clair que je ne suis plus la même personne qu’avant mon premier voyage en Uruguay. Tous mes voyages m’ont fait grandir probablement plus rapidement que si j’étais restée en France, car grâce à elles je me suis ouvert les portes de mon vrai Moi. Comment ?

  1. Sortir de ma zone de confort

Voyager c’est choisir de se challenger, choisir de sortir du confort de notre environnement connu, d’une langue parlée, de la proximité de visages connus, etc. Dans notre ville, on n’est pas quotidiennement poussé dans nos retranchements car on a entre nos mains les outils nécessaires pour la manœuvrer de la manière la plus aisée possible.

En voyageant, on choisi de sortir de ce confort, de se délocaliser dans un environnement inconnu et différent. On devient vulnérable. Et c’est cette vulnérabilité qui nous pousse à entrer plus en contacts avec l’Autre. C’est en voyageant que j’ai changé mon point de vue sur l’Homme, que j’ai constaté que sa générosité et son envie d’aider souvent cachée par la peur. Peur d’être volé, violenté, trompé, abusé … C’est en voyageant que j’ai appris à écouter mon intuition, notamment quand je fais du stop.

En voyage, je suis en permanence en contact avec l’Autre : demander de l’aide (stop, chemin, repas, hébergement), faire de nouvelles rencontres, aider (volontariat) … Et ce contact m’a énormément appris sur moi-même en me faisant travailler la timidité, la peur du refus, la peur du rejet, la peur de passer pour une mendiante ou une idiote … Par exemple =)

2. S’éloigner des préjugés

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Mais l’Autre, qu’on rencontre en voyage, n’est pas le même Autre que celui qu’on a à la maison et qui nous connait trop bien pour nous laisser expérimenter des choses trop loin de ce qu’ils pensent qu’on est (vous me suivez ? ). Notre famille et nos amis ont des préjugés sur qui nous sommes, et en se basant sur ces préjugés, ils se donnent parfois le droit d’anticiper ou de juger nos comportements sur des bases peu saines et peu propices aux changements. En s’éloignant des personnes qui nous connaissent, on se crée un terrain de jeu infini, une zone d’expérimentation complètement libre et excitante. Je peux être qui je veux, je peux changer ma manière de réagir, je peux changer ma manière d’interagir, je peux me redéfinir. Over and over again.

3. Être présent

Le voyage implique également une plus grande dose de présence. Comme rien ne nous est familier, il nous faut prêter attention à beaucoup plus de choses que dans notre quotidien. Transports, restaurants, logement, culture, langue, exigences vestimentaires, réaction des autres sur notre passage … Tout à l’étranger peut devenir un défi, et ces défis requièrent de l’attention. En étant ancrée dans le présent, je ne laisse pas le temps à mon esprit de s’aventurer à penser au passé ou au futur, à se lamenter ou à me créer des problèmes. Plus je suis présente, moins mon esprit me crée d’ennuis. Youpi.

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis plus une émigrée qu’une voyageuse. Le voyage s’est peu à peu transformé en style de vie et pour cela j’ai dû me détacher de l’idée d’avoir un job traditionnel, d’avoir beaucoup d’affaires, d’avoir un « endroit à moi », etc. Mon endroit à moi, c’est Moi. Ce que j’ai de plus important, c’est Moi. Découvrir cela m’a permit de faire de grandes avancées dans mon développement personnel et c’est le voyage qui a proportionné ces prises de conscience. En m’octroyant le droit de choisir l’environnement qui m’est le plus favorable et un rythme de vie qui me convient, je m’octroie les conditions nécessaires à mon épanouissement spirituel.


Outre ces aspects inhérents au fait de partir de chez soi,  je me suis lancée certains défis qui ont également amené dans ma vie leur lot d’enseignements et de remises en question.

Le minimalisme en voyage :

Le minimalisme, c’est vivre avec moins, repenser sa relation à la consommation, penser aux conséquences de nos actes d’achat, se libérer du matériel, créer de l’espace à l’Être plutôt qu’à l’avoir … Le minimalisme en voyage c’est se faciliter la vie, se challenger au quotidien, se faire un peu plus invisible que les backpackers au sac à dos gigantesque.

Pour mon premier déménagement, à Lyon, j’ai rempli deux voitures de valises et cartons. Au moment de faire ma valise de 34kg pour l’Uruguay, je pensais ne jamais y arriver et ne jamais survivre 6 mois avec si peu. En Inde, je ne supportais plus mes 27kg d’affaires et en est laissé plus de la moitié chez des couchsurfers avant de partir voyager léger. Pour mon dernier départ, au Brésil, je suis partie avec 11kg.

1 an et quelques mois après j’ai gagné beaucoup de choses mais je continue régulièrement à me débarrasser de vêtements et d’objets pour ne garder que le minimum. A noter que d’après mon expérience, plus on reste longtemps à un endroit, plus la tendance à accumuler revient. Néanmoins, je garde en tête l’idée que je ne transporte que ce dont j’ai besoin au quotidien et que je me débrouille auprès des personnes que je rencontre pour me faire prêter ce dont je n’ai besoin que ponctuellement.

Le style de voyage :

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Le mot le plus simple a utiliser pour que vous compreniez mon style de voyage est probablement « hippie ». Petit sac à dos sur le dos, du stop pour me déplacer, Couchsurfing ou Workaway pour me loger et rencontrer des gens, pas de téléphone portable. Évidemment, ce mode de vie mène à beaucoup de rencontres et de découvertes sur moi et les autres très profondes puisqu’il implique de faire confiance, de dépendre des autres, d’aider, de se mettre parfois en difficulté …

Bonus :

La langue

Apprendre une nouvelle langue ouvre un champ d’expérimentation immense et libère de bons nombres d’habitudes parfois négatives comme le fait d’utiliser des gros mots de manière un peu trop régulière (c’est faux, ce n’est pas du tout mon cas!). Apprendre une autre langue c’est aussi ouvrir son esprit à un nouveau monde, avoir accès à de nouvelles sources d’information, travailler sa mémoire, se challenger … Apprendre des langues me permet aussi de gagner de l’argent en donnant des cours et en travaillant comme traductrice, au passage.

La débrouillardise

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Quand on voyage en sac à dos, le quotidien nous oblige aussi à devenir plus débrouillard. Trouver son chemin, prendre le bon bus, réserver une auberge ou trouver quelqu’un pour m’héberger, trouver les endroits les plus accessibles pour déjeuner, savoir qui va pouvoir m’aider à trouver mon chemin … Avant de vivre en Uruguay, je ne savais pas lire un plan ou me retrouver dans le métro parisien … Aujourd’hui je n’ai souvent même pas parfois de Google maps pour me retrouver.

Et vous, qu’est-ce qui vous aide à grandir et à vous détacher de vos mauvaises habitudes ? Qu’est-ce qui vous fait mettre le doigt sur ce qu’il y a au fond de vous que vous voulez changer ? ❤