Blog

Les cônes indiens – une pratique millénaire à adopter !

Comme vous le savez peut-être si vous me connaissez ou lisez ce blog, j’ai une passion pour la remise en question. J’adore me demander pourquoi on nous fait consommer tel ou tel produit avant de décider de le consommer ou non. Cette démarche m’ait venue il y quelques années quand un clic s’est fait dans ma tête par rapport aux produits cosmétiques.
lesly-juarez-307974-unsplash
Bref, le produit que j’ai éliminé de mon panier de courses depuis un moment suite à ce questionnement et dont je voudrais parler aujourd’hui c’est le coton-tige. Jusqu’à mes 20/21 ans j’en utilisais environ 2 par semaine. C’est pas énorme mais à la fin de l’année on en est quand même à 106 coton-tiges qui terminent dans la poubelle puis dans la nature. Saviez-vous d’ailleurs que les coton-tiges sont les déchets les plus retrouvés sur les plages de Méditerranée ? Et oui, il y a plus de coton-tiges sur les plages que de mégots ! Si on suppose que ma mère a commencé à me nettoyer les oreilles autour de mes 1 an et que j’ai continué cette pratique jusqu’à mes 21 ans, à raison d’une fois par semaine, j’aurai consommé la jolie somme de 2120 coton-tiges au cours de ma vie.
Les coton-tiges sont composés de plastique, matériaux totalement non biodégradable, et de coton. Pour ceux qui ne le savent pas, la production de coton est la plus polluante et la plus coûteuse en eau de toutes les monocultures. Bien souvent, les producteurs de coton font également appel au travail esclave et au travail infantile. Bref, un chouette produit dont on aimerait bien se passer.
Cotton-Ready-to-Pick-DFP-RSmith-1540x770
Pendant 3 ou 4 ans j’ai donc totalement éliminé l’usage du coton-tige et simplement utilisé mon doigt pour me nettoyer les oreilles. C’est une technique qui a très bien fonctionné pour moi pendant toutes ces années et qui est bien moins nocive à la fois pour la santé (tous les ORL le disent, que le coton-tige c’est de la merde) et pour la planète.
C’est en tombant malade ici au Brésil que j’ai découvert le cône indien (ou chinois). Alors que j’avais choppé une otite et que la pression dans mes oreilles me faisaient mal, une amie m’a parlé de cette technique qu’elle avait elle-même découverte en Inde. La technique du cône est utilisée à plus de 5000 ans en Inde et en Chine mais pas seulement ! Depuis que je travaille avec ce cône, j’ai appris que beaucoup de grand-mères latines utilisaient du papier journal roulé en forme de cône pour nettoyer les oreilles des enfants. En effet, cette technique a aussi pour objectif d’harmoniser l’énergie de l’individu et donc d’apporter plus de calme et de tranquillité.
cone-chines-ou-cone-hindu-e-os-seus-beneficios-1496852532
Deux avantages à cette pratique : elle n’a besoin d’être réalisée que tous les 2 mois et ne crée pas de déchet pour la planète. En revanche les matériaux qui composent le cône ne sont pas idéaux: il s’agit de fibre de coton et de cire d’abeille. S’il y a des végan parmi vous et que vous trouvez une alternative végan, faites-moi signe en commentaire, ça m’intéresse !
Le cône indien est donc un cône fait en tissu et en cire que l’on introduit dans l’oreille et auquel on met feu de l’autre côté. Le feu va créer un appel d’air ce qui va aspirer la cire à l’intérieur du cône. Le cône brûle en environ 20 minutes. Cette pratique ne provoque aucune douleur, est sans danger si elle est réalisée avec quelqu’un qui la maîtrise et soulage immédiatement. En plus des bénéfices physiques, les bénéfices énergétiques sont nombreux.
A quoi le cône peut-il vous aider: douleurs / pressions dans les oreilles, surdité, sinusite, otite, bronchite, allergies, maux de tête, insomnies, douleurs aux genoux (les genoux et les oreilles sont liées visiblement).
Le cône permettant un déblocage des énergies au niveau de l’oreille, celles-ci sont ensuite plus aptes à circuler ce qui peut relâcher des tensions aussi bien récentes que très anciennes.
Cela fait un an que j’ai découvert les cônes et plusieurs mois que je les applique moi-même sur d’autres personnes et je n’en ai jusqu’à présent eu que des très bons retours. Je vous encourage donc fortement à les tester!
Dites-moi en commentaire si vous tentez l’expérience et ce que vous en avez pensé !

Mes produits cosmétiques fait maison

Bien avant d’être vegan, j’avais déjà commencé à réfléchir à l’impact des cosmétiques sur ma santé et sur la planète (pollution de l’eau et production insensée d’emballages plastiques). Ajoutons au fait que tous les cosmétiques sont testés sur des animaux (sauf ceux qui indiquent le contraire), les raisons sont plus que suffisantes pour rechercher des alternatives à ces produits du quotidien.
Je vous propose ici trois recettes simples pour remplacer les produits les plus couramment utilisés :
  • Le dentifrice.
Je vous propose deux options : la poudre ou la pâte. Les deux contiennent les mêmes ingrédients sauf que la pâte contient de l’eau qui permettra de faire le mélange.
La poudre est utilisée traditionnellement en Inde depuis des millénaires. Son adoption permet de réduire son impact environnemental, de faire des économies tout en s’assurant de la durabilité, de l’efficacité et de la praticité de son nouveau soin.
Rappelons ici que l’hygiène buccale dépend majoritairement du brossage et que les produits utilisés ne viennent que le renforcer : ils ne sont pas l’élément principal du nettoyage.
Voici les principaux ingrédients que vous pouvez utiliser, en choisissant les proportions :
  • Curcuma en poudre
  • Gingembre en poudre
  • Argile blanche ou verte
A cela vous pouvez ajouter de la menthe, de la cannelle et du clou de girofle en poudre. Ne vous inquiétez pas pour les proportions, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Suivant ce que vous préférez, choisissez de mettre plus de curcuma ou de gingembre. Comme tous les ingrédients sont secs, si vous les stockés dans un endroit humide le produit n’aura pas de date de validité.
Pour l’utiliser, saupoudrez simplement un peu de poudre sur votre brosse à dent.
img_5025
Pour faire la pâte, il suffit de rajouter un peu d’eau et de mélanger. Je trouve cela plus agréable à utiliser mais par conséquent la pâte aura une durée de validité d’environ 10 jours. Prévoyez donc de ne mettre qu’une petite quantité (une cuillère à café) pour ne pas gâcher.
Minute écolo : optez pour une brosse à dent en bambou au lieu d’une brosse en plastique. Vous pourrez simplement la jeter dans votre compost ou dans la poubelle des déchets organiques lorsqu’il sera temps d’en changer. Chaque geste compte, si ! Surtout que celui-là est vraiment très simple à réaliser.
  • Le déodorant
img_5029
Je vous propose aussi ma recette préférée et approuvée par ceux qui l’ont testé ainsi que deux alternatives encore plus simples.
Une grosse cuillère à soupe d’huile de coco fondue au bain marie ;
Une demi cuillère à soupe de bicarbonate de soude ;
Une demi cuillère à soupe de fécule de pomme de terre ou d’amidon de maïs.
Mélangez avec une fourchette jusqu’à obtention d’un mélange homogène.
Ajoutez 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa et 5 gouttes d’huile essentielle de bergamote et mettez au réfrigérateur 10 minutes.
Pour l’utiliser il suffit de passer votre doigt ou une spatule dans la pâte et de l’appliquer sur les aisselles. La pâte fond instantanément au contact de la chaleur du corps.
L’application de ce déodorant est idéale quand il ne fait ni trop chaux (car il fond) ni trop froid (car il devient assez dur), mais cela ne change rien à son efficacité qui reste redoutable été comme hiver.
img_5032
Pour les plus simplistes, vous pouvez utiliser ces ingrédients directement sur vos aisselles :
  • Le citron : coupez un citron en deux et passez-le sous vos aisselles. Attention: à ne pas faire si cette zone de votre corps risque d’être exposée au soleil car cela pourrait créer des tâches sur votre peau.
  • Le bicarbonate de soude car il absorbe l’humidité. C’est d’ailleurs un excellent substitue du talc.
  • Masque spécial pellicules et chutes de cheveux
Cette petite recette très simple est spécialement appropriée pour ceux qui ont des pellicules ou qui perdent leurs cheveux, mais peut-être utilisée par tous ceux qui souhaitent réaliser un gommage nourrissant de leur cuir chevelu.
Ingrédients :
  • 2 cuillères à soupe de marc de café
  • Le jus d’un demi citron
  • Une cuillère à soupe d’aloe vera (optionnel)
cari-corbet-owen-327242-unsplash
Mélangez le tout jusqu’à obtenir un mélange non homogène (je rigole, mais il est peu probable que ces trois ingrédients ensemble rendent quoi que ce soit d’homogène).
Après vous être mouillé les cheveux, répartissez le sur votre crâne et massez pendant quelques minutes. Shampouinez vous ensuite normalement et rincez.
Minute écolo : vous avez déjà entendu parler des shampoing solides ? Ça se présente comme un savon solide mais c’est un shampoing.
  • Gommage pour le corps
Le saviez-vous ? Les petites billes contenues dans les gommages qu’on achète dans le commerce sont faites de plastique. Plastique qui va directement polluer les eaux des rivières et des océans. La solution : utiliser des produits de votre cuisine pour vous faire un gommage du corps et du visage comme :
mike-kenneally-46284-unsplash
  • le marc de café
  • le gros sel
  • le sucre
Et oui c’est aussi simple (et pas cher) que ça! Il vous suffit d’un ingrédient qui fait des petites billes qui élimineront les peaux mortes quand vous les frotterez sur votre corps !
Minute écolo : le vrai problème avec l’eau ce n’est pas la quantité qu’on en utilise mais le fait qu’on la pollue à chaque fois qu’on est en contact avec elle. A niveau individuel, éliminer les produits chimiques (d’entretien ou cosmétiques) qui la pollue est une BO dont on a besoin !
Pourquoi ne pas également penser au papier toilette que nous avons l’habitude de jeter dans l’eau en Europe ? Ou pensez-vous qu’il finit ? Pourquoi ne pas prévoir une poubelle à cet effet, comme c’est le cas au Brésil, et éviter ainsi l’assèchement des rivières au PQ ?
Dites-moi si vous essayez les recettes et ce que vous en pensez !

Premiers pas …

Mon voyage au Brésil se caractérise principalement par un éveil de conscience, une recherche spirituelle intense et une reconnexion avec des parties oubliées de moi-même.  
L’endroit où je vis est situé sur la plus grosse plaque de quartz du monde, pierre qui favorise la circulation des énergies, la révélation d’émotions enfouies, la connexion avec le Tout. Je suis donc bien tombée, moi qui voulais m’octroyer un temps pour mieux me connaitre après mes années de prépa et d’école de commerce. Un temps pour savoir qui je suis, où je veux aller et qu’est-ce que je peux apporter au reste du monde.
samuel-austin-629578-unsplash
Il parait qu’à partir du moment où on met un pied sur ce chemin de découverte de soi et de la spiritualité, les choses commencent à arriver d’elle-même. Je crois que j’ai été guidée par un ange jusqu’à cet endroit qui allait me permettre de faire tant de travail sur moi, de plonger dans mes souffrances, mes schémas, mes croyances, mes émotions, mes peurs …
Je ne suis pas allée m’installer dans n’importe quel endroit du monde. La NASA a récemment déclarée que la Chapada dos Veadeiros, où je vis, est l’endroit le plus brillant de la Terre vu de l’espace. Ici, la concentration de thérapeutes au mètre carré est impressionnante. Il existe des thérapies pour tout et pour tous, le but ultime étant de rétablir l’équilibre de son système, de se reconnecter avec ses différents corps, de se réconcilier avec les parties de nous que l’on a du mal à accepter (le masculin, le féminin, les « défauts », les douleurs de l’enfance …), de comprendre sa nature divine et éternelle en se reconnectant à l’Univers.
rachel-lynette-french-657335-unsplash
Le Brésil est un pays très religieux mais aussi très spirituel. J’ai bien appris à faire la différence, ce qui m’a permis de me réconcilier avec le mot « Dieu », « Jésus », « péché », « diable », « paradis » et « enfer » par exemple et de comprendre la différence entre une pratique religieuse et une pratique spirituelle. Être dans un endroit qui reconnait, encourage, comprend et valorise la recherche spirituelle m’a permis de m’en approcher doucement, sans peur et sans auto-jugement. Parce que pour moi aussi tout ça était très nouveau, effrayant, bizarre, mon ego a opposé et oppose toujours toutes les résistances qu’il peut pour que je ne m’aventure pas plus loin sur ce chemin et que je reste bien tranquillement où je suis.
L’ego, c’est un truc que je n’arrivais vraiment pas à comprendre. Voici une métaphore qui m’a aidée : à la naissance, chacun de nous se voit octroyer un immense et merveilleux château. Ce château représente la plénitude de l’enfant : celui-ci naît entier, satisfait, heureux, en paix, connecté à l’Univers et à lui-même. Il naît Amour. Mais avec le temps, les adultes qui l’entourent vont projeter sur lui leurs propres croyances, peurs, limites et émotions. « Non, ne rentre pas dans cette pièce, c’est dangereux ! », « Je t’ai dis de ne pas regarder par cette fenêtre » … Ainsi, l’enfant va abandonner la plupart de son château, jusqu’à ne plus vivre que dans une seule petite pièce. Cette petite pièce, c’est nous à l’âge adulte. Plein de préjugés, de croyances, de peurs et de limitations et nous définissant à partir de ces derniers.
daniel-chekalov-764797-unsplash
Si vous avez compris la métaphore, vous comprendrez que le but du travail spirituel est de ré-explorer les pièces du château qu’on a abandonné et de réussir à les réintégrer une à une dans notre vie pour enfin réussir à vivre pleinement notre notre vie, notre but, notre mission …
S’observer, sentir, accepter, faire confiance, croire, demander de l’aide … Tout ça demande beaucoup de lâcher-prise, de laisser-aller. Je ne suis pas maître de mon futur. Je suis maître de mon présent, de cet exact moment auquel je vous écris. Penser que je pourrais planifier, organiser, prévoir mon futur et que les choses se passent exactement comme je l’ai prévu est une méconnaissance de la nature même de la vie terrestre, de l’être humain, de notre place dans ce système.
samuel-austin-438854-unsplash
Aujourd’hui je vois la vie sur Terre comme une opportunité de retrouver la Source, le Divin, l’Amour inconditionnel, la Pleine conscience, peu importe le nom que vous souhaitez lui donner. Cela se fait d’une part à travers nos expériences comme notre contact avec la vie, la mort, les difficultés, les autres, et d’autre part à travers des pratiques spirituelles qui ont pour objectif d’accélérer le processus et d’éclairer notre chemin. Il peut s’agir de la pratique de la méditation, comme c’est le cas dans le bouddhisme, le zen, le yoga … ou de l’usage de plantes médicinales « maîtres » comme c’est le cas dans le chamanisme et dans les traditions des peuples indigènes. Finalement peu importe le chemin (vraiment, même l’église peut mener à l’auto-réalisation, à l’illumination), ce qui compte c’est de s’y mettre, de s’y tenir et de faire confiance.
Tout ce qui doit arriver arrivera.

Les produits laitiers, nos amis pour la vie ?

Les produits laitiers (lait, fromage, beurre, yaourts, glaces), malgré leur délicieux goût, font parti de la liste des aliments à la fois nocifs pour la santé, l’environnement et les animaux. Exclus du mode de vie végane et de l’alimentation végétalienne, on entend de plus en plus dire de mal des produits laitiers, et à raison.

Le nombre de personnes allergiques diagnostiquées avec une allergie au lait est en constante augmentation, ce qui peut s’expliquer par la consommation de plus en plus importante de ces aliments au cours des 70 dernières années. En effet, c’est après la Seconde Guerre Mondiale, que le gouvernement français est allé s’inspirer des Etats-Unis (!!!) et a commencé à distribuer du lait dans les écoles pour lutter contre la sous-nutrition massive après la guerre. Quand on voit ce qu’on mange les américains, ça devrait nous mettre la puce à l’oreille en entendant que cette idée vient d’eux !

Alors finalement, : à quoi sert le lait ? Le lait sert à faire grandir rapidement un bébé en lui donnant tout ce dont IL a besoin à ce moment de sa vie. On voit déjà plusieurs problèmes : pourquoi un individu adulte consommerait-il du lait s’il s’agit d’un aliment prévu pour la phase de croissance ? Et peut-on penser qu’un autre mammifère que l’être humain, en l’occurrence les vaches ou les chèvres, sont capables de produire un lait qui répondent à NOS besoins ?

jens-johnsson-684267-unsplash

Consommer du lait à l’âge à l’adulte est problématique. L’être humain est le seul mammifère à le faire : tous les autres passent par le sevrage, arrêt du lait maternel et passage à une alimentation solide. Au cours de ce processus, la production de l’enzyme (molécule permettant la digestion des aliments) de digestion du lait diminue, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus produite par l’organisme. En prolongeant notre consommation de lait à l’âge adulte, notre corps continue de produire cette enzyme, mais en quantités réduites. Par conséquent, nous digérons beaucoup moins bien les produits laitiers à l’âge adulte qu’en tant que bébés. Moins bonne digestion qui implique d’une part qu’on tire peu de bénéfices nutritionnelles des produits laitiers et d’autre part qu’ils peuvent causer des troubles digestifs importants comme des maux de ventre, des allergies, des diarrhées …

Le lait répond t-il à nos besoins nutritionnels ? Evidemment, la réponse est non. Le lait de vache répond aux besoins nutritionnels du veau, qui a besoin de grossir de 200 kg en 2 ans. Il est donc extrêmement gras, ce qui n’est pas du tout adapté pour nous favorisant ainsi la prise de poids, les maladies cardiovasculaires, le cholestérol, le diabète … Le lait adapté aux bébés humains est le lait de leur mère et aucun lait animal n’est adapté nutritionnellement aux besoins d’un mammifère adulte.

Par ailleurs, le lait contient ce qui est présent dans le sang de la vache : hormones de croissance, vaccins, antibiotiques, etc … Sans parler du fait que les conditions déplorables dans lesquelles elles vivent sont propices au développement de nombreuses maladies (d’où les antibiotiques), qui elles aussi se retrouvent dans le lait. La mastite est une maladie infectieuse des pis très courante chez les vaches laitières et qui implique la présence de pus et de sang dans le lait. Chaque pays a sa législation à ce sujet, permettant la présence d’une certaine quantité de pus par litre de lait. Alors oui, le lait est ensuite pasteurisé, mais est-ce que vous avez vraiment envie de boire du pus bouilli ? Et pensez-vous que cela peut-être bon pour votre corps ?

nastya-maxymova-614261-unsplash

En parlant de pasteurisation, ce processus a pour but de tuer les bactéries qui pourraient nous rendre malades, mais la cuisson à haute température (environ 70°) a aussi pour conséquence de tuer un bon nombre de nutriments et vitamines présent dans cet aliment, le rendant encore moins intéressant nutritionnellement qu’il ne l’est déjà.

Carence en calcium ? 

Il suffit de regarder le top 5 des pays les plus consommateurs de produits laitiers au monde et celui des pays qui souffrent le plus d’ostéoporose : ce sont les mêmes (et la France est dans le classement). Boire du lait n’aide pas à réduire les problèmes osseux, au contraire. Certaines recherches indépendantes (non financées par les lobbys du lait) montrent qu’au delà d’une part de produits laitiers par jour nos chances de développer des problèmes osseux augmentent. Une part de produit laitier ça serait un bon de fromage, un yaourt, un verre de lait ou une glace. Sans oublier les produits laitiers contenus dans beaucoup de produits industriels et qui viennent s’ajouter.

Conséquences communes de la consommation de produits laitiers sur la santé 

les problèmes respiratoires (production de mucus dans les poumons) sont très souvent liés à la consommation de produits laitiers et peuvent être amenés à disparaître ou être réduit en la stoppant. Il est fortement conseillé d’arrêter toute consommation en cas de rhume, grippe, sinusite, bronchite, etc. La consommation de ces produits augmente également fortement la présence d’acné, autre très bonne raison d’essayer de vous en passer si vous êtes concerné.

Produits laitiers et souffrance animale 

stijn-te-strake-316914-unsplash

Pour les végétariens préoccupés par la souffrance animale, sachez que 40% de l’industrie de la viande est alimentée par l’industrie du lait. En effet, les veaux mâles n’ayant pas d’utilité dans l’industrie laitière, ils sont envoyés à l’abattoir ou élevé pour être tué plus tard. Mais celles qui souffrent le plus, ce sont les vaches laitières, qui vivent une vie de torture et de souffrance : grossesses précoces et à répétition, perte de leur bébé, tirage du lait 2 à 3 fois par jour par des machines, insémination artificielle forcée, condition de vie insalubres (enfermement, maladies, alimentation) … Ainsi, le végétarisme est un premier pas mais pas une fin en soit dans la lutte contre la souffrance et l’exploitation animale.

Convaincu ? Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

De manière générale, une personne qui arrête de consommer un groupe alimentaire aura tendance à y chercher des substituts qui s’en rapproche dans la forme, le goût et l’usage. Donc il peut-être intéressant d’avoir recours aux substituts de produits laitiers c’est à dire les laits, fromages et yaourts végétaux. En France et probablement dans beaucoup d’autres pays d’Europe, ils sont facilement trouvables en supermarché et en magasin bio. Il en existe une immense variété ce qui permet de tester beaucoup de nouveaux goûts jusqu’à trouver ce qui vous plait.

nathan-dumlao-314123-unsplash

Ex: lait de soja, de coco, de riz, d’amande, de noisettes (mon préféré !), yaourts de soja à la vanille, à la fraise, au chocolat, fromages de noix ou de graines (il existe même des fromages végans fermentés!) et pour ce qui est des glaces il suffit d’opter pour les sorbets !

Sachez aussi qu’il est extrêmement simple de faire des laits végétaux chez vous ! Il suffit généralement de mixer la céréale, l’oléagineux, la graine ou la noix dont vous voulez extraire le lait avec de l’eau. N’hésitez pas à rechercher des recettes sur internet, cela rendra votre lait plus économique et plus sain puisque vous saurez ce que vous y mettez !

Si les substituts ne vous tentent pas, sachez que ce n’est pas une obligation. Introduisez simplement quelques aliments riches en calcium comme les amandes, les brocolis … pour fortifier correctement vos os et ce sera réglé !

Voici ici une liste des aliments les plus riches en calcium :

Aliment 100mg Calcium (mg)
Algue marine 1100
Graine de sésame 417
Brocolis cru 400
Avoine 392
Amande 254
Persil 195
Brocolis cuit 130
Lait de vache 123
Yaourt 120
Navet 72
Carotte 56

 Voilà, j’espère que cet article vous fera réfléchir sur le sujet ! Partagez en commentaire vos alternatives préférée aux produits laitiers et l’impact que leur arrêt a eu sur votre santé !

Mon expérience avec l’hydrothérapie du colon

L’hydrothérapie, thérapie du colon ou colon thérapie est une méthode moderne de lavement, douce et non douloureuse.

Le colon

Le colon mesure de 1m20 à 1m80, il est situé à la partie terminale du tube digestif et fait suite à l’intestin grêle. C’est dans le colon que passent et s’accumulent les déchets des aliments après la digestion, qui a lieu dans l’intestin grêle.

Foods-to-Eat-For-Colon-Cleansing

Quand on va à la selle, normalement une à deux fois par jour, on élimine les matières qui sont dans les trente derniers centimètres du colon. Au fur et à mesure des années, les matières non éliminées s’entassent dans le colon et s’incrustent dans sa muqueuse. Les matières fécales subissent l’action des bactéries et se décomposent en produits très toxiques (avec production de gaz malodorants). Ces toxines irritent la muqueuse colique mais passent aussi dans le sang et la lymphe.

L’intoxication de l’organisme est due en grande partie à cette accumulation de matières fécales parfois très anciennes.

Pourquoi réaliser un lavage du colon ?

L’hydrothérapie du colon permet une évacuation de ces vieilles matières ainsi qu’un nettoyage de la paroi du colon où se sont incrustés les déchets, notamment le gluten.

Les bienfaits de ce nettoyage sont immédiats et multiples : le ventre n’est plus ballonné, les gaz disparaissent, l’haleine est améliorée, la circulation sanguine est activée (disparition des œdèmes des membres inférieurs) et progressivement la cellulite disparait. Les fonctions des reins, du foie et de la peau sont activées, ce qui signifie que ces organes vont commencer à mieux fonctionner, donc la digestion sera améliorée et permettra un retour normal du transit en cas de constipation.

L’évacuation des germes coliques permet une disparition des infections urinaires chroniques à point de départ intestinal. L’organisme est détoxifié de manière globale ce qui implique une disparition progressive des allergies, des rhumatismes, des infections chroniques et des infections de la peau.

Au niveau psychologique, on sait que la sérotonine (hormone du bonheur) est produite dans l’intestin. Certaines personnes traitent la dépression avec les lavages intestinaux car cela permet de booster la production de cette hormone ! Le lavement éclaircit les idées et diminue l’anxiété car la mauvaise élimination chronique des matières est une cause de dépression.

Évidemment, cette thérapie est aussi un moyen de prévention efficace contre de nombreuses maladies du colon, comme le cancer.

Comment se passe la séance ?

La séance en elle-même dure environ une heure. Contrairement aux lavements que l’on se fait soi-même, l’hydrothérapie du colon est agréable et non douloureuse.

seance_hydro

En petite blouse d’hôpital, on s’allonge en position fœtale pour laisser le thérapeute introduire la canule lubrifiée à double circuit dans l’anus. Une fois introduite (moment peu agréable), on peut se retourner et rester allongé sur le dos, jambes pliées, pour le reste de la session. Le thérapeute mets alors la machine en marche et l’eau commence à entrer dans le colon puis l’intestin (en vrai, on ne sent pas l’eau). Grâce à des massages permanents de l’abdomen, le thérapeute aide les matières fécales et autres résidus à se décoller de l’intestin et à s’acheminer vers la sortie. L’eau entre donc pas un tube et les matières fécales et autres sortent par un autre. Le système étant complètement fermé, on ne voir rien, ne sent rien et rien ne reste.

On fait en moyenne 10 à 15 remplissages/évacuations d’eau à faible débit et à température variable (entre 30° et 37°). En une heure, il circule environ 70 litres d’eau dans le colon. Cette eau qui circule dans l’abdomen masse et draine les organes intra-abdominaux. Elle active la circulation et lève les spasmes.

Quand l’eau revient claire, le thérapeute retire doucement la canule, le patient va aux toilettes pour uriner et vider l’eau restante. L’appareil est automatiquement désinfecté.

Le processus ne provoque pas de douleur mais est assez intense pour le corps qui travaille beaucoup au court de la séance. L’intestin va se contracter bien plus que la normale, d’où une certaine fatigue physique à la suite de la séance mais cela n’est pas suffisant pour empêcher de continuer normalement sa journée.

Efficacité de l’hydrothérapie du colon

Les matières anciennes, dures, collées et incrustées dans la muqueuse sont difficiles à sortir à cause des boucles, des recoins, des plis, des cryptes, de la longueur ainsi que du diamètre du colon. Beaucoup de colons présentent un péristaltisme (un dynamisme) diminué ou des spasmes. L’hydrothérapie vient pallier les insuffisances du colon. On le comprend très vite en voyant la quantité des matières qui est éliminée (la plus grosse partie ne sort qu’après 30 à 40 minutes d’hydrothérapie). L’hydrothérapie est nécessaire à l’évacuation de ces matières qui ne sortiraient pas naturellement.

L’accumulation de matières explique la fréquence des cancers, des colites, des ballonnements, des troubles digestifs dont souffre 90% de la population à partir de 40 ans (parfois plus tôt).

L’hydrothérapie du colon est bénéfique pour tous, elle doit être faite le plus tôt possible et régulièrement toute sa vie.

MON EXPÉRIENCE

Pourquoi j’ai décidé de suivre ce traitement ?

Pour mon premier contact avec la thérapie, ça a été très intense. Une séance par jour pendant 5 jours, 2 jours de break puis 3 séances. Le thérapeute a estimé que le nettoyage complet de mon colon prendrait 8 séances. Généralement cela va entre 6 et 10 séances. J’ai adoré réaliser ce nettoyage et sentir mon intestin de plus en plus vide. Au bout de la 4eme séance, ce sont des pierres ou des résidus super durs qui ont commencé à sortir ! Et ça a continué comme ça au cours des autres séances ! Des pierres les gars …

Au cours de chaque séance, mon thérapeute en a profité pour me poser plein de questions sur mon mode de vie, mes habitudes, etc, et me donner plein de conseils (listés ci-dessous). J’ai donc appris quelques petites choses en bonus.

Mon thérapeute m’a prescrit la prise de probiotiques en capsules pour créer une bonne flore intestinale en parallèle du nettoyage.

alison-marras-361026-unsplash

 Ce que j’ai appris (ou confirmé) au cours de mes échanges avec le médecin :

  • L’intestin est notre second cerveau : il y a autant de connexions neuronales dans l’intestin que dans le cerveau.
  • L’intestin s’appuie sur divers organes, notamment sur l’utérus et la vessie. S’il est trop surchargé, il peut affecter ces autres organes notamment en perturbant le bon fonctionnement de la vessie.
  • Après la thérapie, l’intestin arrive à retrouver son emplacement normal dans l’abdomen, permettant ainsi de perdre en tour de taille et de soulager les organes voisins.
  • Les conflits avec la famille, les amis, les collègues, le monde ou soi-même sont gardés dans l’intestin.
  • La colère, la frustration et la tristesse sont gardées dans le gros intestin.
  • La santé de l’intestin dépend de l’alimentation, de l’activité physique, de la santé émotionnelle, de la qualité de vie, etc.
  • Aliments non bénéfiques à l’intestin : café, alcool, viande, produits industriels, produits non bio, SUCRE.
  • Aliments bénéfiques à l’intestin : fruits, légumes, racines, noix, graines. Présence de fibres, fraicheur.  
  • Il est déconseillé de boire de l’eau une heure avant et une heure après le repas.

 

J’espère que cet article vous sera utile, n’hésitez pas à me poser vos questions si cette thérapie vous intrigue 😉

La méthode de l’assiette : un repas végan équilibré

L’une des questions qui revient souvent quand je dis que je suis végan c’est celle des carences alimentaires. Après avoir lu cet article de Pick Up Limes, me voilà rassurée. Grâce à l’inspiration gagnée au cours de mes voyages et de mes pérégrinations sur Youtube, j’avais effectivement réussi à adopter une alimentation équilibrée.

Cet article est une traduction et adaptation de l’article de Sadia, de Pick Up Limes, sur la méthode de l’assiette qu’elle a créée elle-même. Sadia est une nutritionniste diplômée d’une université canadienne qui a adopté une alimentation 100% végétale. Elle m’a donné personnellement la permission de partager ses articles pour que son message soit diffusé le plus possible.

Voici donc son article :

Commençons par les bases

méthode

Beaucoup de pays ont créé des plans alimentaires visant à nous aider à adopter une alimentation équilibrée. Généralement, les indications sont semblables et mettent l’accent sur un apport suffisant en liquides, fruits, légumes et céréales (intégrales si possible), mais aussi sur les protéines, graisses et sur les sources de calcium.

Si ce genre d’information nous donne une idée de ce qu’on devrait manger, on peut trouver ce genre de tableaux angoissant car ils suggèrent qu’on compte le nombre de portion de chaque type d’aliment que l’on consomme, et ce à chaque repas.

Pourtant, cela n’est pas du tout nécessaire, surtout quand on est déjà bien habitué à son régime alimentaire. Effectivement, il peut être intéressant de faire cet exercice de temps en temps pour se rendre compte de ce qu’on peut améliorer, mais faire cela tous les jours n’aurait aucun sens. Pick up Limes propose donc une méthode simple pour être sûr de bien manger sans avoir à tout compter.

La méthode de l’assiette

Cette méthode simple permet de visualiser comment organiser les groupes d’aliments. L’image ci-dessous simplifie les tailles des portions et indique les groupes alimentaires à inclure dans un repas nutritionnelle ment équilibré de manière plus générale. cette méthode a été crée par l’auteur du blog Pick Up Limes, nutritionniste végane canadienne, en se basant sur son expérience et sur divers autres exemples de méthode de l’assiette.

assiete

* vegetables and/or fruits : légumes et/ou fruits

grains : céréales

plant-based protein : protéines végétales

fats : graisses

L’assiette, en détails :

Fruits et/ou légumes : ½ assiette

  • Avantages : vitamines, minéraux, fibres, antioxydants, réduction du risque de maladies chroniques … Les avantages liés à la consommation de fruits et légumes sont très nombreux et très connus. Donc mangez-en, beaucoup !
  • Sources: les fruits et légumes qui vous apporteront le plus de bénéfices nutritionnels répondent aux critères suivants : de saison, locaux, bio, non OGM. Mais surtout, ce sont les fruits et légumes que vous aimez et qui vous font plaisir ! Les légumes verts (asperge, brocolis, choux de Bruxelles, épinards, laitue, haricots verts …) et oranges (carottes, citrouille, courge …) sont à introduire quotidiennement dans vos assiettes. Et si vous avez du mal à gérer les fruits frais, aidez-vous des fruits congelés, pratiques et rapides à préparer.
  • Conseil de pro : mettez plus de légumes que de fruits dans vos assiettes ! 3 à 4 portions de fruits pour 4 à 6 de légumes par jour

alexandr-podvalny-221880

CÉRÉALES : ¼ d’assiette

  • Avantages : les céréales sont une source fantastique d’énergie (glucides complexes) et de fibres.
  • Sources : avoine, riz, pain au blé complet, tortilla, pâtes au blé complet, quinoa, millet, amarante, épeautre …
  • Conseil de pro : donnez-vous pour objectif que la moitié de vos céréales soient complètes pour bénéficier d’un surplus de fibre !

PROTÉINES VÉGÉTALES : 1/4 d’assiette

  • Bénéfices : essentielles au bon fonctionnement du corps humain, les protéines végétales apportent également des fibres (solubles et non solubles) et augmentent la sensation de satiété.
  • Sources : les produits dérivés du soja comme le tofu, le tempeh, l’edamame ou le seitan, les petit pois, les haricots, les pois chiches, toutes les lentilles, les pois et la plupart des fausses viandes. Toutes les noix et graines sont à la fois sources de protéines et de bonnes graisses : graines de chanvre, de tournesol, de courge, les noisettes, amandes, cacahuètes … que vous les mangiez nature ou en beurre / pâtes ou laits.
  • Conseil de pro : n’hésitez pas à utiliser les légumineuses en conserve pour réduire votre temps de préparation et vous assurez de manger suffisamment de protéines. Si vous optez pour réaliser la cuisson vous-même, sachez que les lentilles cuisent bien plus vite que les haricots et qu’en laissant tremper vos légumineuses dans l’eau pendant la nuit, vous réduisez significativement leur temps de cuisson.

Ajoutez des noix et des graines à vos bols, salades, soupes ou pâtes pour encore plus de plaisir et de bonnes graisses !

Les trois piliers

En plus de l’assiette, Pick Up Limes a développé l’idée de trois piliers qui permettent d’obtenir une variété suffisante de nutriments pour une santé optimale. Ces trois piliers peuvent être inclus dans vos repas aussi bien que dans vos en-cas.

CALCIUM

peter-lewicki-614628-unsplash

  • Pourquoi : qu’on soit végan ou non, les aliments riches en calcium sont souvent oubliés. Le calcium est pourtant crucial pour la croissance et la bonne santé des os au cours de notre vie. Les aliments sources de calcium sont toujours à préférer aux compléments alimentaires.
  • Recommandations : au moins 2 portions de lait et/ou de yaourt végétal fortifié en calcium.
  • Sources de calcium végan : un verre de lait de soja apporte 7-8g de protéine (équivalent au lait de vache), alors que les autres laits végétaux en apportent généralement moins (mais ils en apportent quand même, donc n’hésitez pas à les essayer aussi, surtout si vous n’êtes pas fan du lait de soja). Lait d’amande, de noisette, de riz, d’épeautre, de quinoa … Le choix est large dans les étals des épiceries bio ! Et si possible, préférez des laits d’origine française, bio et sans OGM.  Ces boissons végétales peuvent êtes introduites dans les recettes de latte, smoothies ou porridge, à la place de l’eau.
  • Quelques autres sources de calcium : les feuilles vertes, le tahini et les haricots. Même si ces produits ne contiennent pas énormément de calcium, il est bon d’adopter autant que possible ces aliments pour augmenter la diversité et les sources de fibre et autres vitamines !

GRAISSES

miroslava-195632-unsplash

  • Pourquoi : les graisses sont essentielles à une alimentation équilibrée car de nombreuses fonctions du corps humain en dépendent. Les acides gras essentiels dont les oméga-3 se trouvent généralement dans ce type d’aliments, et on veut être sûr dans manger assez !
  • Recommandations : consommez les bonnes graisses d’aliments non transformés si possible car ils offrent des fibres, des vitamines et des minéraux en plus des graisses. Faites donc usage des huiles avec modération.
  • Sources végan françaises : noix (de Grenoble, noisettes, amandes), graines (de tournesol, de courge, de lin, de sésame …), les pâtes à tartiner à base de noix et les olives.

Les avocats et les noix de coco sont d’excellentes sources de bonnes graisses mais ces arbres ne poussant pas sur notre continent et encore moins dans notre pays, leurs apports nutritionnels sont bien moindre que ceux de nos produits locaux.

COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES

  • Vitamine B12 : cette vitamine est rarement présente dans une alimentation végétale donc les végans doivent se complémenter en vitamine B12, de préférence avec des compléments alimentaires.
  • Vitamine D : suivant l’endroit où vous habitez, il est possible que vous arriviez à synthétiser la vitamine D du soleil. Pour les régions moins ensoleillées et pendant l’hiver, veillez à consommer des aliments fortifiés en vitamine D et/ou des compléments alimentaires contenant 600-800 IU/jour. Cela vaut pour les végans et les non végans.

L’idée générale

Le but de cette méthode n’est pas de nous faire organiser précieusement notre assiette pour obtenir les pourcentages indiqués de manière exacte. Il s’agit simplement d’un guide visuel de ce que pourrait être un repas végétal équilibré. L’utiliser de cette manière pourrait vous aider à l’adapter aux plats et aliments que vous aimez et qui vous sont accessibles. Ainsi, la méthode devient pratique, variée et réalisable.

Maintenant montrez-moi votre assiette ! Postez-moi des photos de vos assiettes en commentaire. J’adorerai voir ce que vous mangez à l’autre bout du monde !

Références

Pick Up Limes : Protein, an uncomplicated guide for vegans
Davis, Brenda, and Vesanto Melina. « Becoming Vegan: the Complete Reference on Plant-Based Nutrition. » Becoming Vegan: the Complete Reference on Plant-Based Nutrition, Book Publishing Company, 2014, pp. 431-437.

Donner pour mieux recevoir – consommer local partie 2

 ENCOURAGER UNE ÉCONOMIE LOCALE ET CRÉER DES EMPLOIS QUI ONT DU SENS

Pourquoi ?

Le réseau de la grande distribution a pour critère prépondérant le prix. Un producteur qui vend sa production aux centrales d’achat est donc souvent contraint de privilégier la quantité au détriment de la qualité et de brader le fruit de son travail. En France, 25 % des paysans ont un revenu inférieur au RMI, 40 % disposent de moins du Smic pour vivre. Alors que simultanément, les marges de la grande distribution ne cessent d’augmenter.
A contrario, un producteur qui a une relation directe avec ses consommateurs a la possibilité de valoriser un travail de qualité et de le vendre à un prix juste qui n’est pas soumis à la grande chaîne des intermédiaires.

Comment ?

En favorisant les circuits courts de production et de distribution (fermes, petits producteurs locaux, sur les marchés notamment). Aujourd’hui la France a développé un réseau impressionnant entre les producteurs et les consommateurs. Ce n’est pas le cas partout dans le monde donc profitons-en ! Vous verrez, on prend vraiment goût à consommer des produits extra frais et à sentir qu’on utilise l’argent, fruit de notre propre travail, pour soutenir la vie d’une famille d’agriculteurs qui travaille dur toute l’année pour nous nourrir. C’est un geste gratifiant.

En utilisant les monnaies locales qui soutiennent l’économie locale car elles ne sont utilisables que sur un territoire donné, dans des commerces de proximité ou auprès de producteurs locaux. Elles aident à créer et maintenir des emplois qui ont du sens et favorisent les contacts entre les personnes d’un quartier ou d’une ville avec la création de communautés d’utilisateurs. Plus d’info sur les monnaies locales. Pour adhérer à une monnaie locale, il vous faut adhérer à l’association porteuse du projet.

RÉDUIRE LES TRANSPORTS ET MINIMISER L’IMPACT ÉCOLOGIQUE DE CHOIX ALIMENTAIRES

Pourquoi ?

Aux États-Unis, un aliment parcourt entre 2500 et 4000 kilomètres, soit 25 % de plus qu’en 1980. Au Royaume-Uni, en vingt ans, la longueur moyenne du voyage des produits alimentaires a augmenté de 50%. Bref, c’est après 1500 kilomètres qu’un aliment arrive (enfin) dans notre assiette.
Le transport de marchandises, par voie maritime, routière ou aérienne, provoque un grand nombre de nuisances environnementales (pollution, bruit, constructions d’infrastructures…) alors que de nombreux produits alimentaires de nécessité sont fabriqués en France, voire même tout près de chez soi.

Comment ?

En regardant la provenance de nos produits lorsqu’on fait ces courses et en se demandant s’il est bien nécessaire d’acheter des kiwis australiens quand on en produit dans le Sud de la France. On peut, même en supermarché, privilégier les produits qui viennent de chez nous.

En préférant les aliments frais à ceux en conserve ou surgelés dont le conditionnement spécifique est consommateur d’énergie car il implique un passage en usine (consommation en eau, en combustible fossiles, sans parler de la pollution engendrée par ces infrastructures durant leur construction et leurs années de vie).

En achetant des fruits et des légumes de saison. Un fruit hors saison importé consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement lorsque c’est la saison. Manger des fruits et légumes hors saison encourage les cultures sous serre, gourmandes en eau et en chauffage.

Et si vous souhaitez vraiment, vraiment, vraiment manger des bananes, des mangues ou des ananas, du café ou du cacao, faites-le au moins lorsque c’est la saison (probablement en hiver chez nous). Vous pouvez également faire en sorte de privilégier le commerce équitable qui garantit une rétribution plus juste des ressources, est plus attentif à la préservation de l’environnement et interdit le travail d’enfant ou l’esclavagisme (encore une réalité dans beaucoup de pays sous-développés, notamment avec des marques comme Nestlé – campagne de boycott de cette marque, avec tout un tas d’explications).

En mangeant moins de viande de bœuf et de veau. Produire un kilo de bœuf engendre 50 à 100 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que de produire un kilo de blé. Par ailleurs, la production de céréales à destination des animaux est extrêmement gourmande en eau (15 000L d’eau sont nécessaires pour produire 1kg de bœuf), polluantes et cause majeure (si ce n’est unique) de la déforestation de la forêt Amazonienne, le poumon de la terre. De plus, la digestion des ruminants produit du méthane, 23 fois plus « réchauffant » que le CO2.

PARTICIPER À UNE RÉPARTITION ÉQUITABLE DES RICHESSES

Pourquoi ?

La production massive et subventionnée de l’agriculture occidentale (Europe et États-Unis principalement) permet des prix de revient tellement bas que le transport d’un produit ne représente plus que 1 % de son coût global. On peut par conséquent trouver des fruits et légumes européens à Dakar trois fois moins chers que les produits locaux. Ce mode de production et de consommation participe ainsi à la détresse et à la pauvreté des paysans du Sud.

La logique économique presque exclusivement axée sur les notions de croissance et de rentabilité conduit un nombre de plus en plus grand de pays du Sud (Afrique, Maghreb, Amérique du Sud…) à produire en masse pour l’exportation. La région d’Agadir au Maroc mobilise ainsi la quasi totalité des réserves en eau pour ses grandes exploitations de cultures intensives. Les paysans locaux sont ainsi en partie privés d’eau pour leurs cultures et la population privée des denrées destinées à l’exportation. Elle ne bénéficie pas non plus la plupart du temps des devises ainsi générées. Dans d’autres pays, cette course au profit de masse se traduit par des expropriations illégales de paysans chassés de leurs terres et allant grossir le rang des déshérités des villes, ou bien par des déforestations pour planter du soja et du maïs OGM destinés au bétail « occidental » (au Brésil et en Argentine). Plus d’un milliard de personnes dans le monde sont sous-alimentées et 70 % d’entre elles sont des paysans (source : FAO).

Comment ?

Une fois encore en privilégiant l’achat de denrées produites localement, dans l’intention de laisser aux populations des pays en « voie de développement » la possibilité de jouir des ressources de leur territoire et de la liberté de produire d’abord pour elles-mêmes, de vivre et de se nourrir de cette production.

En achetant des fruits et des légumes chez de petits producteurs, ou en bio dans les magasins Biocoop, Naturalia ou Nouveaux Robinson par exemple (productions de petites exploitations) plutôt que dans les grandes surfaces.

En acceptant de payer un prix juste pour les produits que l’on consomme.

En optant pour le commerce équitable.

FAVORISER LA QUALITÉ ALIMENTAIRE ET VIVRE EN BONNE SANTÉ

Pourquoi ?

Produire en masse suppose l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques en agriculture conventionnelle, d’hormones et d’antibiotiques en élevage conventionnel.
Transformer pour obtenir des produits bon marché nécessite l’apport de matières pauvres en qualités nutritionnelles et parfois toxiques (huiles hydrogénées, émulsifiants, antioxydants…). Voir recette de la tarte à la cerise industrielle de Lydia et Claude Bourguignon.
Transporter des fruits et légumes sur de longues distances impose des cueillettes avant maturité – et donc une pauvreté nutritionnelle-, ainsi que des traitements après récolte, chimiques ou par irradiation, comme c’est le cas pour les bananes, deuxième fruit le plus consommé des Français.

Nous qui voyageons aux quatre coins du monde, on sait bien, par expérience, qu’un fruit de la passion ou une mangue dégustée au Brésil n’a rien à voir avec ces mêmes fruits mangés à Noël en France. Qui trouve encore qu’une banane a du goût ? Pourtant, le brain washing nous a mit dans la tête qu’on doit préférer l’ananas, la mangue, le fruit de la passion et la banane à nos pommes, poires, clémentines, raisons, fraises, framboises, pêches, melons …

Sans parler de l’impact sur la santé de la consommation de tous ces produits.

Comment ?

En évitant les produits industriels, congelés, en conserve, transformés, et les produits issus de l’agriculture non biologique. En somme, en se remettant à cuisiner et à se responsabiliser pour sa propre santé et son propre bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel.

En mangeant des fruits et des légumes de saison, produits localement et sans faire usage de pesticides, herbicides, hormones et antibiotiques.


PLANTER – RETOUR A LA TERRE

Que vous habitez en appartement, en maison avec jardin ou à la campagne, il n’y a pas de mauvais moment pour se lancer. Des magasins comme Nature et découvertes vous donneront les bases pour commencer en appartement. Vous pouvez aussi louer un bout de terre, participer d’un jardin collectif, demander à votre mairie de vous prêter un terrain (si vous êtes plusieurs) … Les livres et ressources sur la permaculture, qui permet de produire de grandes quantités de nourriture sur de petits espaces, sans utiliser de produits chimiques, sont nombreux, de même que les ressources sur Internet.

Une autre option, le potager collectif 2.0, c’est les Incroyables Comestibles, qui nous encouragent à reprendre collectivement le contrôle de nos rues et à les rendre de plus en plus comestibles, en semant des graine un peu partout. Vous les avez déjà vu vous, dans vos rues ?


Mais nous sommes aussi de plus en plus à remettre en cause le système capitaliste qui nous incite à vivre en ville, loin de la Terre et des éléments, à dédier notre vie à une entreprise, que ce soit la notre ou celle d’un autre, qui nous limite, nous classe, nous étiquette. Qui veut qu’on soit tous pareil. Les exemples fleurissent aujourd’hui de toute part, de toutes ces personnes qui ont finalement dit non et qui ont réussi à se redonner le temps de vivre.