Grandir en voyageant – comment ?

Il est clair que je ne suis plus la même personne qu’avant mon premier voyage en Uruguay. Tous mes voyages m’ont fait grandir probablement plus rapidement que si j’étais restée en France, car grâce à elles je me suis ouvert les portes de mon vrai Moi. Comment ?

  1. Sortir de ma zone de confort

Voyager c’est choisir de se challenger, choisir de sortir du confort de notre environnement connu, d’une langue parlée, de la proximité de visages connus, etc. Dans notre ville, on n’est pas quotidiennement poussé dans nos retranchements car on a entre nos mains les outils nécessaires pour la manœuvrer de la manière la plus aisée possible.

En voyageant, on choisi de sortir de ce confort, de se délocaliser dans un environnement inconnu et différent. On devient vulnérable. Et c’est cette vulnérabilité qui nous pousse à entrer plus en contacts avec l’Autre. C’est en voyageant que j’ai changé mon point de vue sur l’Homme, que j’ai constaté que sa générosité et son envie d’aider souvent cachée par la peur. Peur d’être volé, violenté, trompé, abusé … C’est en voyageant que j’ai appris à écouter mon intuition, notamment quand je fais du stop.

En voyage, je suis en permanence en contact avec l’Autre : demander de l’aide (stop, chemin, repas, hébergement), faire de nouvelles rencontres, aider (volontariat) … Et ce contact m’a énormément appris sur moi-même en me faisant travailler la timidité, la peur du refus, la peur du rejet, la peur de passer pour une mendiante ou une idiote … Par exemple =)

2. S’éloigner des préjugés

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Mais l’Autre, qu’on rencontre en voyage, n’est pas le même Autre que celui qu’on a à la maison et qui nous connait trop bien pour nous laisser expérimenter des choses trop loin de ce qu’ils pensent qu’on est (vous me suivez ? ). Notre famille et nos amis ont des préjugés sur qui nous sommes, et en se basant sur ces préjugés, ils se donnent parfois le droit d’anticiper ou de juger nos comportements sur des bases peu saines et peu propices aux changements. En s’éloignant des personnes qui nous connaissent, on se crée un terrain de jeu infini, une zone d’expérimentation complètement libre et excitante. Je peux être qui je veux, je peux changer ma manière de réagir, je peux changer ma manière d’interagir, je peux me redéfinir. Over and over again.

3. Être présent

Le voyage implique également une plus grande dose de présence. Comme rien ne nous est familier, il nous faut prêter attention à beaucoup plus de choses que dans notre quotidien. Transports, restaurants, logement, culture, langue, exigences vestimentaires, réaction des autres sur notre passage … Tout à l’étranger peut devenir un défi, et ces défis requièrent de l’attention. En étant ancrée dans le présent, je ne laisse pas le temps à mon esprit de s’aventurer à penser au passé ou au futur, à se lamenter ou à me créer des problèmes. Plus je suis présente, moins mon esprit me crée d’ennuis. Youpi.

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis plus une émigrée qu’une voyageuse. Le voyage s’est peu à peu transformé en style de vie et pour cela j’ai dû me détacher de l’idée d’avoir un job traditionnel, d’avoir beaucoup d’affaires, d’avoir un « endroit à moi », etc. Mon endroit à moi, c’est Moi. Ce que j’ai de plus important, c’est Moi. Découvrir cela m’a permit de faire de grandes avancées dans mon développement personnel et c’est le voyage qui a proportionné ces prises de conscience. En m’octroyant le droit de choisir l’environnement qui m’est le plus favorable et un rythme de vie qui me convient, je m’octroie les conditions nécessaires à mon épanouissement spirituel.


Outre ces aspects inhérents au fait de partir de chez soi,  je me suis lancée certains défis qui ont également amené dans ma vie leur lot d’enseignements et de remises en question.

Le minimalisme en voyage :

Le minimalisme, c’est vivre avec moins, repenser sa relation à la consommation, penser aux conséquences de nos actes d’achat, se libérer du matériel, créer de l’espace à l’Être plutôt qu’à l’avoir … Le minimalisme en voyage c’est se faciliter la vie, se challenger au quotidien, se faire un peu plus invisible que les backpackers au sac à dos gigantesque.

Pour mon premier déménagement, à Lyon, j’ai rempli deux voitures de valises et cartons. Au moment de faire ma valise de 34kg pour l’Uruguay, je pensais ne jamais y arriver et ne jamais survivre 6 mois avec si peu. En Inde, je ne supportais plus mes 27kg d’affaires et en est laissé plus de la moitié chez des couchsurfers avant de partir voyager léger. Pour mon dernier départ, au Brésil, je suis partie avec 11kg.

1 an et quelques mois après j’ai gagné beaucoup de choses mais je continue régulièrement à me débarrasser de vêtements et d’objets pour ne garder que le minimum. A noter que d’après mon expérience, plus on reste longtemps à un endroit, plus la tendance à accumuler revient. Néanmoins, je garde en tête l’idée que je ne transporte que ce dont j’ai besoin au quotidien et que je me débrouille auprès des personnes que je rencontre pour me faire prêter ce dont je n’ai besoin que ponctuellement.

Le style de voyage :

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Le mot le plus simple a utiliser pour que vous compreniez mon style de voyage est probablement « hippie ». Petit sac à dos sur le dos, du stop pour me déplacer, Couchsurfing ou Workaway pour me loger et rencontrer des gens, pas de téléphone portable. Évidemment, ce mode de vie mène à beaucoup de rencontres et de découvertes sur moi et les autres très profondes puisqu’il implique de faire confiance, de dépendre des autres, d’aider, de se mettre parfois en difficulté …

Bonus :

La langue

Apprendre une nouvelle langue ouvre un champ d’expérimentation immense et libère de bons nombres d’habitudes parfois négatives comme le fait d’utiliser des gros mots de manière un peu trop régulière (c’est faux, ce n’est pas du tout mon cas!). Apprendre une autre langue c’est aussi ouvrir son esprit à un nouveau monde, avoir accès à de nouvelles sources d’information, travailler sa mémoire, se challenger … Apprendre des langues me permet aussi de gagner de l’argent en donnant des cours et en travaillant comme traductrice, au passage.

La débrouillardise

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Quand on voyage en sac à dos, le quotidien nous oblige aussi à devenir plus débrouillard. Trouver son chemin, prendre le bon bus, réserver une auberge ou trouver quelqu’un pour m’héberger, trouver les endroits les plus accessibles pour déjeuner, savoir qui va pouvoir m’aider à trouver mon chemin … Avant de vivre en Uruguay, je ne savais pas lire un plan ou me retrouver dans le métro parisien … Aujourd’hui je n’ai souvent même pas parfois de Google maps pour me retrouver.

Et vous, qu’est-ce qui vous aide à grandir et à vous détacher de vos mauvaises habitudes ? Qu’est-ce qui vous fait mettre le doigt sur ce qu’il y a au fond de vous que vous voulez changer ? ❤

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